Qui est Juan Branco ?

Juan Branco a 37 ans. Né dans un village en Andalousie, il grandit à Paris, étudie à SciencesPo, l’ENS Ulm, enseigne dans les universités de Yale et de la Sorbonne, travaille au ministère des affaires étrangères et à la Cour pénale internationale, puis devient avocat.

Il s’engage alors auprès de Julian Assange, Wikileaks, les Gilets jaunes, de nombreux citoyens français poursuivis par le pouvoir, et des opposants souverainistes dans le monde, notamment en Afrique francophone. Il est un des douze avocats dans le monde à représenter des victimes palestiniennes à la Cour pénale internationale. Il est enfermé au Sénégal, accusé de complot, terrorisme, viol, fait l’objet de mandats d’arrêts internationaux et d’un mandat de dépôt criminel le menaçant de perpétuité.

Comme écrivain, il est connu pour Crépuscule, vendu à plus de 150.000 exemplaires, qui révèle comment Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Comme journaliste, il a produit de nombreuses révélations sur les milieux de pouvoir français, et a enquêté au Centrafrique, au Nord-Kivu et au Yémen notamment, publiant à de nombreuses reprises dans Le Monde Diplomatique, et auparavant Les Inrockuptibles.

Il a commencé son engagement en luttant pour la création d’une licence globale qui permette à tous les citoyens de partager leurs œuvres culturelles gratuitement, ce qui l’amène à lutter contre HADOPI avec de nombreux artistes et membres de la société civile. Il s’intéresse en tant que chercheur aux violences politiques, sur lesquelles il tire une thèse de doctorat. En tant qu’avocat, il choisit une modalité d’exercice le plus souvent pro bono, et s’engage auprès des plus vulnérables et humbles de la société française, notamment à travers des mouvements sociaux et citoyens réprimés par le pouvoir.

À l’ère de metoo, et après avoir dévoilé les turpitudes souvent impunies d’oligarques et hauts dirigeants comme Xavier Niel, il s’engage en parallèle au soutien de personnes ayant fait l’objet de fausses accusations, notamment en termes de violences sexuelles, dénonce les procédures spectacles souvent mises en œuvre par le pouvoir dans le cadre de l’attentat de Nice, où il représente des victimes, dans l’affaire Mila ou encore contre des hackers français, procède à des communications à la Cour pénale internationale concernant les politiques migratoires de l’Union Européenne, où il représente des exilés ayant subi des crimes contre l’humanité, et s’engage pour une plus grande équité sportive dans le football, à l’échelle européenne, en visant particulièrement l’influence du Qatar en France via le PSG. Opposé à un quelconque discours victimaire et surplombant, appelant la souveraineté des peuples, il s’engage auprès des oppositions au Sénégal, au Bénin et dans d’autres régimes néocoloniaux liés aux réseaux de la Françafrique, et fait de la lutte contre la corruption l’un de ses principaux engagements.

Il est l’auteur de quinze autres livres théorie politique, analyses philosophiques et d’enquête publiés dans les plus grandes maisons d’édition françaises (Fayard, Plon, Michel Lafon…).
Quelle est la première apparition médiatique de Juan Branco ?

À notre connaissance, le premier article portant sur Juan Branco date de 2011, alors qu’il vient de publier son premier livre, Réponses à Hadopi. Il s’agit d’un portrait chinois dans Libération, lié au cinéma, où il attaque notamment le président du conseil de surveillance du quotidien… Bernard Henri Levy.

https://www.liberation.fr/cinema/2011/11/30/juan-branco-ce-qui-me-fait-rire-bernard-henri-levy-en-libye-et-partout-ailleurs_778280/

Ce sera une constante par la suite, Juan Branco refusant toute forme de mise en jeu de son indépendance. Il bénéficie d’une couverture médiatique très favorable dans un premier temps, étant très régulièrement invité dans toute sorte d’émissions, et mis en valeur dans la presse, la radio et la télévision, jusqu’à ce que sa critique sur le fonctionnement du système oligarchique français soit publiée via Crépuscule, et qu’il s’engage auprès des Gilets jaunes.

En 2016, Ouest France titre « À 26 ans, il conseille les plus grands »

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/26-ans-juan-branco-conseille-les-plus-grands-4155418
« Il passe la porte du troquet parisien dans lequel il a donné rendez-vous, retire sa capuche et passe la main dans ses cheveux broussailleux. Un geste qu’il répétera souvent pendant l’entretien. « Je n’aime pas parler de moi, ça me gêne. » Au premier abord, Juan Branco ressemble à n’importe quel autre jeune de son âge. Pourtant, à seulement 26 ans, le jeune homme a un CV impressionnant : six pages tout de même.
Ex-assistant du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), ancien conseiller d’Aurélie Filippetti durant la campagne présidentielle de François Hollande, ancien conseiller de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, ex-enseignant à la prestigieuse université de Yale aux États-Unis, et désormais conseiller juridique de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, Juan Branco a un parcours qui frôle le surréalisme pour son âge. « Je suis aussi chercheur au Max Planck, l’équivalent allemand du CNRS », précise-t-il. »
Sa première émission recensée date de 2016, sur la Cour pénale internationale, chez Frédéric Taddeï et son émission Ce soir ou jamais, où il reçoit un accueil très favorable.

https://www.youtube.com/watch?v=ZHGFbTLxq3M

Canal + lui rend un hommage flatteur dans un portrait de quinze minutes dans l’émission d’Ali Baddou Le Supplément.

https://www.youtube.com/watch?v=8wjz5OTB5Yo

Un portrait très fouillé dans la Revue Charles précède dès 2014 des portraits très positifs dans l’AFP et d’autres grands médias.

https://revuecharles.fr/100-politique/juan-branco-une-grosse-production/

https://archive.org/download/juan-branco/Juan-Branco.pdf

Beaucoup d’autres journalistes en parlent, des Inrocks, qui lui rendent un hommage appuyé dans l’édito du directeur de la rédaction et en font une des icônes de sa génération, à Philo Mag, en passant par des portraits et recensions favorables à l’international. Il est par ailleurs régulièrement invité à la télévision, dans des émissions de France Info, France Culture, BFM ou encore CNEWS.
« L’Ordre et le Monde. C’est le titre d’un livre passionnant, écrit par Juan Branco, 26 ans, que vous avez peut-être repéré dans le dossier “30 révélations pour demain” que notre rédaction a réalisé pour son numéro spécial 30 ans (….) Branco est un parfait connaisseur de notre siècle en mouvement, le XXIe. Ses fonctions et reportages l’ont mené sur les plus dures zones de conflits (on se souvient de ses articles au Nord-Kivu pour Rue89, ou encore en Centrafrique pour Les Inrocks), et sa pensée, malgré son parcours, s’est construite loin des conforts occidentaux. C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce livre, L’Ordre et le Monde, qui aurait tout aussi bien pu s’intituler “Le Désordre et le Monde”. »
« Juan Branco creuse un sillon très personnel aux confins du monde des arts, de l’université, de la politique et du militantisme tout-terrain. Après avoir beaucoup travaillé sur les questions du numérique, et bataillé contre la loi Hadopi aux côtés du candidat François Hollande en 2012, Juan vole depuis de ses propres ailes. De Sciences-Po à Yale, de Normale sup à la presse, il est autant journaliste qu’étudiant éternel ou théoricien politique, passionné par les questions de violence de masse, de droit international, de libertés publiques à l’heure d’internet, mais aussi de cinéma. Il voyage, discute avec Jean-Luc Godard, Julian Assange, Baltasar Garzón, Noam Chomsky ou Alain Badiou… Il incarne la figure du nouveau militant nomade, déterritorialisé, ouvert à tout ce qui agite le monde et attentif aux forces négatives qui le plombent.” JMD

https://www.philomag.com/articles/juan-branco-un-frondeur-qui-secoue-le-droit-international
https://www.lesinrocks.com/actu/ledito-de-pierre-siankowski-pour-en-finir-avec-un-certain-etat-du-monde-75204-15-03-2016/
https://www.lesinrocks.com/actu/generation-y-portraits-de-digital-natives-22-20188-24-02-2012/
https://www.lesinrocks.com/actu/la-generation-y-prend-le-pouvoir-27753-19-02-2012/
https://www.lesinrocks.com/actu/les-30-paris-des-inrocks-medias-2738-09-02-2016/

Juan Branco était-il considéré comme un « élève modèle » par le directeur de SciencesPo ?

Oui, cela a notamment été rapporté par Marc Endeweld et Raphaëlle Bacqué dans son ouvrage Richie. C’est Juan Branco a été choisi pour prononcer, au nom des étudiants de SciencesPo, son éloge funèbre. Il obtiendra en 2012 le prix de la vie étudiante de l’institution, après en avoir animé le cinéclub, créé un groupe de réflexion (Jeune République) et s’être engagé pour un certain nombre de réformes auprès du directeur, dont il aura été pendant un peu plus d’un an l’employé.

https://www.academia.edu/29269345/Élégie_de_Richard_Descoings_au_nom_de_la_communauté_étudiante

https://archive.org/details/richie0000bacq/page/236/mode/2up?q=juan+branco

Juan Branco est-il normalien ?

Oui, Juan Branco a été admis à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, la grande école la plus prestigieuse et sélective du pays, en 2009.
Il sort diplômé en 2013 du cursus normalien.

Le taux d’admission moyen du concours des étudiants normalien est de 5%, avec moins de dix élèves admis par département. Il est similaire au concours des classes préparatoires. 60 étudiants sont reçus au concours chaque année en lettres, pour 100 élèves via les classes préparationnaires.

Admis au département de littérature et langage, Juan Branco suit des maîtrises et masters en lettres modernes, géopolitique et philosophie politique à Paris 1 et Paris IV. lI sort diplômé du département de Géographie.

Il obtient son doctorat dès l’année suivante, en novembre 2014, avec les félicitations du jury à l’unanimité, la plus haute mention. Sa thèse, la première en droit de l’institution, est publiée l’année suivante, après avoir été primée par l’Institut Varenne, en partenariat avec le Conseil constitutionnel et la Cour pénale internationale.

https://theses.hal.science/tel-01305817v1/file/pdf2star-TheseBrancoJuan.pdf

Étudiant, il s’est engagé pour l’égalité des droits au sein de l’institution, entre les personnes entrées par la voie universitaire et par les classes préparatoires. L’ENS Ulm était une des dernières à refuser ce système. Il publie notamment à ce titre une tribune dans Libération.

https://www.liberation.fr/societe/2011/05/02/l-ens-veut-elle-rester-une-ecole-a-deux-vitesses_732685/
https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=juan+branco

En 2018, il participe à l’occupation qui amène à la fermeture de l’ENS Ulm aux côtés de Julian Coupat, Frédéric Lordon, Giorgio Agambem et quelques autres, dans le cadre de la lutte contre les mesures que le gouvernement d’Emmanuel Macron adopte contre l’Université. Il est élu représentant du mouvement pour négocier avec la direction.

Un texte narre cet épisode, qui est mentionné par ailleurs dans plusieurs articles de presse, dont certains font déjà référence à la présence de Juan Branco.

https://cargocollective.com/cequilfautlire/De-l-ENS-a-Benalla

https://www.lemonde.fr/universites/article/2018/05/03/reforme-de-l-universite-normale-sup-a-paris-occupee-et-fermee_5293813_4468207.html

www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/04/apres-son-occupation-normale-sup-annonce-la-reprise-normale-de-ses-activites-lundi_5294364_4401467.html

https://etudiant.lefigaro.fr/article/normale-sup-occupee-et-fermee-plusieurs-sciences-po-bloques-par-des-etudiants_08c7c140-4eaa-11e8-9113-507d1a2692d5/

Lui-même en fait état sur BFM TV.

https://www.youtube.com/watch?v=Kc-vSiI0n3E

Juan Branco a-t-il enseigné à Yale ?

Oui, l’année 2013-2014, Juan Branco a été Visiting Researcher à l’école de droit de Yale, et Visiting lector (poste de full faculty salarié), au French Department. Il enseigne en parallèle de la préparation de sa thèse.

Il devient éditeur à la revue de droit international de l’institution, et donne un entretien au journal politique de l’institution qui mérite qu’on s’y arrête.

https://openyls.law.yale.edu/server/api/core/bitstreams/38647a24-9311-4643-afab-1843b4bbdec7/content
https://thepolitic.org/juan-branco-on-julian-assange-the-yellow-jackets-and-the-twilight-of-macron/
https://campuspress.yale.edu/juanbranco/about-2/
https://bpb-us-w2.wpmucdn.com/campuspress.yale.edu/dist/8/1581/files/2024/03/2014-vol-39-yjil-2-issues-6466df7865330efc.pdf
https://coursetable.com/catalog?course-modal=202001-27602

À quel âge Juan Branco a-t-il eu sa thèse de doctorat ?

Juan Branco a obtenu sa thèse en novembre 2014, alors qu’il était âgé de 25 ans. Il s’agit de la première thèse en droit soutenue à l’ENS Ulm, sous la direction de l’historien du droit Jean-Louis Halpérin. Son jury était présidé par Mireille Delmas Marty, Professeure honoraire de droit au Collège de France ; et composé de Jean-Louis Halpérin, professeur d’histoire de droit à l’ENS Ulm (directeur de thèse) ; de Hélène Ruiz Fabri, Professeure de droit et directrice de l’école de droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (rapporteur) ; de Marc Crépon, Professeur de Philosophie et directeur du département de philosophie de l’École normale supérieure ; et d’Isabelle Delpla, professeure de philosophie à l’Université de Lyon III (rapporteur).

La thèse a reçu la mention très honorable et les félicitations du jury à l’unanimité.

Juan Branco a-t-il eu un prix de thèse du Conseil Constitutionnel et de la Cour pénale internationale ?

La thèse de Juan Branco a été primée par l’Institut Varenne en partenariat avec la Cour pénale internationale et la présidence du Conseil Constitutionnel. Jean-Louis Debré, alors Président de l’institution, a remis le prix de thèse à Juan Branco.

Cela a permis la publication de sa thèse, en partenariat avec l’éditeur juridique LGDJ. L’Institut varenne est depuis devenu l’institut Louis Joinet (IFJD).

https://www.ens.psl.eu/sites/default/files/LettreInfo_ENS_Janvier2016_WEB.pdf

Juan Branco a-t-il été Senior Research Fellow au Max Planck Institute ?

Juan Branco a été recruté dans la foulée de la soutenance de sa thèse , début 2015, comme Senior Research Fellow, au Max Planck Institute de droit international procédural, l’équivalent du CNRS allemand, pour un contrat de cinq ans.

Juan Branco aurait-il pu être chercheur au CNRS ?

Oui, Juan Branco a bien postulé et été admissible au CNRS, dans la section de philosophie. Il raconte que 250 candidats, tous docteurs, avaient postulé cette année-là. Admissible, parmi 50 docteurs, pour passer un oral de dix minutes censé déterminer son recrutement comme fonctionnaire d’État. Le rapport de jury du CNRS note que Juan Branco a procédé au cours de son audition à une mise en abyme avec ses propres recherches, dénonçant la mise en concurrence des chercheurs et refusant de s’y prêter.

Juan Branco a-t-il perçu le RSA ?

Oui, après avoir passé son diplôme d’avocat, Juan Branco se met à son propre compte et refuse de percevoir des honoraires, menant à bien ses premières défenses à titre pro-bono.

Juan Branco a-t-il travaillé à la Cour pénale internationale ?

Oui. En 2010, Juan Branco a d’abord été stagiaire au bureau du Procureur de la CPI, puis a été recruté, après un intérim comme assistant spécial du Procureur, en tant qu’agent de liaison pour son cabinet dans la foulée, pendant un an (P1).

Des journalistes avaient mensongèrement cherché à remettre en cause la réalité de cette expérience, ce qui a amené à la publication des contrats.

Il est aujourd’hui inscrit au barreau de la Cour pénale internationale.

Juan Branco et le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo

Juan Branco a-t-il passé le barreau de Paris ?

Oui, il a suivi la formation de l’École de formation du Barreau de Paris (EFB) pendant deux ans, et a obtenu son CAPA après en avoir passé les épreuves. Il prête serment en 2017.

Juan Branco a-t-il été admis par équivalence, au barreau de Paris, sans passer le concours, comme le prétend Wikipedia ?

Non. Juan Branco a suivi le cursus de l’Ecole de formation du Barreau (EFB) de Paris et passé le diplôme d’admission à la profession d’avocat (CAPA). Il a été dispensé de l’examen d’entrée à l’école de formation du Barreau, en tant que titulaire d’une thèse de doctorat en droit. Il a suivi le cursus habituel, en parallèle de son activité en tant que chercheur au Max Planck de droit international procédural, et de conseiller juridique de Julian Assange, auprès de Baltasar Garzon.

Pour les non-titulaires de doctorat, l’admission aux EFB intervient via un examen (le CRFPA) qui n’est pas un concours, relativement peu exigeant (entre 30 et 50 % de taux d’admission selon les barreaux).

Pourquoi Wikipedia présente-t-il les choses ainsi ?

La page Wikipedia de Juan Branco fait l’objet, depuis son engagement auprès de Wikileaks, de manipulations informationnelles permanentes, qui l’amènent à être régulièrement bloquée.

Celles-ci se sont intensifiées après l’affaire Griveaux, à laquelle Juan Branco représentait Piotr Pavlenski et sa compagne, Alexandra de Taddeo. Afin de lui faire porter la responsabilité de l’affaire, l’hebdomadaire Le Nouvel Obs, propriété de Xavier Niel, publie en Une que Juan Branco n’a jamais été désigné par Piotr Pavlenski pour le défendre comme avocat. Il est ainsi insinué qu’il chercherait à utiliser sa robe pour se dédouaner de ses responsabilités. L’information est fausse, et sera rétractée 48H plus tard.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/17/affaire-griveaux-imbroglio-autour-du-role-de-juan-branco-dans-la-defense-de-piotr-pavlenski_6029891_3224.html

https://www.tv83.info/4-ans-apres-la-cour-dappel-rehabilite-lavocat-juan-branco/

Mais le mal est fait. Une vague de publications cherchant à le présenter comme un imposteur intervient dans tous les médias. Ces articles sont nourris par des sources anonymes, proches du pouvoir dans le contexte de la publication de Crépuscule. De nombreux articles paraissent afin de donner à croire qu’il aurait manipulé ou enjolivé sa biographie, et que, de la Cour pénale internationale au quai d’Orsay en passant par l’ENS Ulm, son titre d’avocat, ou même sa représentation de Julian Assange, rien ne serait vrai.

Juan Branco procède méticuleusement à la publication des preuves au cours des mois qui suivent, montrant que la cabale médiatique qu’il avait subie était infondée. Il faudra deux ans pour que la cour d’appel de Paris et l’ordre des avocats finissent par admettre que Juan Branco avait bel et bien été, depuis le début, désigné par Piotr Pavlenski comme avocat, et l’eximent de toute faute.

Cet épisode laissera néanmoins de nombreuses traces. Un seul utilisateur, Daniel Lazard, est auteur de plus de 250 modifications sur les versions françaises et anglaises de l’encyclopédie. Normalien comme Juan Branco, mais passé par les classes préparatoires, âgé de 80 ans, il considère que Juan Branco n’est pas légitime, et prend appui nombreux articles de presse négatives qui commencent à paraître à son sujet pour l’attaquer de façon répétée. Contributeur massif à l’encyclopédie dans le domaine des mathématiques, où il a produit plusieurs dizaines de milliers de modifications (y compris la création de sa propre page dans plusieurs langues), il prend appui sur cette légitimité pour imposer ses modifications successives, y compris lorsqu’elles sont fausses, avec l’appui d’autres utilisateurs intéressés.

https://aurores.org/daniel-lazard-sera-juge/

https://aurores.org/daniel-lazard-le-mathematicien-poursuivi-penalement/

C’est quoi l’histoire avec Wikipedia ?

Juan Branco était un contributeur régulier sur Wikipedia, où sa première participation remonte à 2005, c’est-à-dire quand il était au lycée. Il utilisait à cette fin deux comptes affiliés à lui de façon assumée (brancojuan et cambodiacambodia), en apportant des sources et en faisant des modifications assez consensuelles. En 2016, alors que sa page vient d’être créée, certaines de ses contributions sur des pages de personnes françaises qu’il considérait hagiographiques, amènent à d’importantes attaques en retour. Un contributeur d’extrême droite Pro Patria Semper, statut sous lequel se cache l’auteur Marien Defalvard, condamné à plusieurs reprises, modifie avec l’aide de plusieurs comparses à plusieurs dizaines de reprises à des modifications cherchant à délégitimer Juan Branco. Il tente de s’y opposer, sans succès. Un article paraît sur Rue89, suivi d’un droit de réponse et d’une réfutation particulièrement sévère de Juan Branco.

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-deja-vu/20160325.RUE2280/dur-de-devenir-un-intellectuel-mediatique-a-l-epoque-de-wikipedia-le-cas-juan-branco.html

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20160331.RUE2570/droit-de-reponse-de-juan-branco.html

https://web.archive.org/web/20220216124215/https://www.lemonde.fr/blog/branco/2016/11/17/rue89-wikipedia-cas-a-deconstruire-1/

Sa page est supprimée, puis recréée, Marien Devfalvar est banni, et sa page garde une forme stable et plutôt objective jusqu’en 2020. En février 2020, quelques jours après le déclenchement de l’affaire Griveaux, Daniel Lazard commence à faire des modifications compulsives sur la page, aux côtés d’autres utilisateurs. Juan Branco est accusé d’avoir contribué sous pseudo, d’essayer d’enjoliver sa biographie, etc. Les utilisateurs en question “verrouillent” les informations qui y sont contenues, suppriment tout élément favorable, construisant une image pour le moins violente de Juan Branco, qui est banni de l’encyclopédie après des fausses accusations de contribution sous pseudo.

De nombreux journalistes profitent de l’opportunité pour publier des articles à charge affirmant que Juan Branco serait intervenu sur sa propre page, ce qu’il a toujours fait savoir, procédant en son nom. Ils l’accusent surtout d’avoir déformé sa biographie et d’avoir utilisé d’autres comptes, ce qui sera démenti. Nous avons retracé chacune de ses interventions, publiquement accessibles sur les comptes Wikipedia : aucune ne comporte un élément faux.

Des membres de l’équipe de Gabriel Attal et de diverses agences de communication se sont également impliquées dans cette guerre comunicationnelle. Les comptes Ebeptmus et EdgarAllanFrost sont notamment créés à cette seule fin. Ils cesseront toute activité dès qu’ils seront identifiés. Berengère Bonte s’en fait l’écho.

https://x.com/lesaurores/status/2016383580964855999?s=20

https://t.co/G182zLboxe

En résumé, Juan Branco contribue à Wikipedia, nourrit sa page afin de la rendre exacte, se fait violemment attaquer après avoir corrigé des pages de personnalités vivantes travaillant au sein du pouvoir, puis bannir sur le fondement de fausses accusations – un cas classique utilisé régulièrement sur l’encyclopédie, notamment pour défendre la page de Jeffrey Epstein par exemple. Ses détracteurs prennent appui sur de nombreux articles de presse négatifs publiés à son égard pour légitimer leur offensive, qui à leur tour prennent appui sur Wikipedia pour rapporter de fausses informations.

Juan Branco a-t-il travaillé au ministère des affaires étrangères français ?

Oui, pour être plus précis, il a été collaborateur extérieur du ministre des Affaires étrangères, en charge de la justice internationale et des discours, pendant un peu plus d’un an, entre 2012 et fin 2013. Il travaillait au sein de l’hôtel du ministre auprès du conseiller spécial du ministre. Il a quitté son poste en désaccord avec la politique menée en Syrie, et est parti à l’Université de Yale.

Combien de livres Juan Branco a-t-il publié ?

À ce jour (2026), Juan Branco a publié quinze ouvrages, chez de nombreux éditeurs indépendants (Au Diable Vauvert, Michel Lafon, Capricci, Editions Lignes, Divergences, Le Cerf…) et, avant 2019, chez deux éditeurs appartenant à des groupes tombés dans l’escarcelle oligarchique (Plon et Fayard).

À quel âge Juan Branco a publié son premier livre ?

À l’âge de 21 ans, chez l’éditeur de cinéma Capricci, en 2011. Il s’agissait d’un essai sur le droit d’auteur, Réponses à Hadopi suivi d’un entretien avec Jean-Luc Godard, commandé par Emmanuel Burdeau.

L'ouvrage retrace chronologiquement les quatre ans (2007-2011) d'instauration de la loi Hadopi et de son administration — la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet — présentée comme une institution fondée sur la criminalisation des pratiques des internautes français, dans une posture prônée par Denis Olivennes et Nicolas Sarkozy, sous l'égide des États-Unis, pour « civiliser » Internet.
La thèse centrale de Branco est double. D'un côté, il met en lumière le passage en force d'une loi au coût considérable, qui ne s'est illustrée que par son exubérance et son inefficacité. De l'autre, il milite pour une redéfinition de la diffusion des œuvres qui profite réellement aux auteurs, en leur restituant un plein droit moral et patrimonial sur leurs créations — une position inadmissible pour les grands groupes commercialisant la culture, qui se réfugient selon lui derrière l'alibi noble de la défense de l'artiste.
Parmi les solutions alternatives proposées figure notamment une taxe prélevée sur les fournisseurs d'accès à Internet, en échange d'un accès libre à tout type de contenu.
https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/290419/archives-hadopi-et-le-cinema-francais
https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/104000006.pdf
De nombreux éléments, dont un ouvrage, retracent l’engagement de Juan Branco sur la question des droits d’auteurs, qui l’avait amené à créer la plateforme Création Public Internet avec la Quadrature du Net, l’UFC Que Choisir et l’ISOC.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Création,_Public,_Internet
https://recherche-action.fr/labo-social/download/Livres numériques/La_bataille_hadopi.pdf
https://www.mediapart.fr/journal/france/050612/lhistoire-secrete-du-programme-culturel-du-candidat-hollande
https://www.20minutes.fr/culture/730414-20110525-juan-branco-hadopi-cree-ligne-fracture-tres-forte-empeche-tout-dialogue
https://www.radiofrance.fr/franceculture/l-hadopi-fait-sa-pub-2711686
https://www.mediapart.fr/journal/france/050612/lhistoire-secrete-du-programme-culturel-du-candidat-hollande
Juan Branco a-t-il publié un best-seller ?

Oui. Crépuscule a été vendu à plus de 150.000 exemplaires (GFK) phénomène viral au sein du mouvement des Gilets jaunes, ce qui en a fait une des meilleures ventes de l’année 2019. Juan Branco a décliné de participer aux événements mondains qui célèbrent ces succès, comme le déjeuner de l’Express.

https://actualitte.com/livres/619121/extraits/crepuscule-juan-branco-9791030705577

La thèse centrale est résumée par Branco dès les premières pages : « Emmanuel Macron a été "placé" bien plus qu'il n'a été élu. Et la presse a agi en ce domaine avec complicité. » Il s'attache ensuite à documenter les liens entre le chef de l'État, plusieurs oligarques milliardaires – notamment Xavier Niel et Bernard Arnault – et les grands médias français, pour démontrer que l'ascension de Macron n'est pas le fruit d'une concurrence politique ordinaire mais d'une collusion entre élites économiques, médiatiques et politiques.

Juan Branco a-t-il vraiment quatre masters ?

Presque. Juan Branco a une maîtrise en lettres modernes (Paris IV - La Sorbonne), un master en philosophie politique (Paris IV - La Sorbonne), un master en géopolitique (Paris I Panthéon Sorbonne - ENS Ulm) et un master en affaires publiques (SciencesPo Paris). Ses directeurs de mémoire en ce qui concerne sa maîtrise et ses masters de recherche ont été Françoise Mélonio, Professeure des Universités à Paris IV et par ailleurs directrice des études de SciencesPo Paris ; Alain Renaut et Stéphane Chauvier, Professeurs de Philosophie à Paris IV et respectivement directeurs de l’UFR de philosophie de la Sorbonne et directeur de la scolarité de l’institution.

Juan Branco a-t-il enseigné à La Sorbonne en droit ?

Oui.

Juan Branco a-t-il été l’avocat de Damien Tarel, l’homme qui a giflé Emmanuel Macron ?

Oui. Celui-ci a indiqué d’ailleurs regretter de ne pas l’avoir choisi, sur demande des policiers l’ayant fait arrêter, en première instance.

https://x.com/lesaurores/status/1591400496228884480?s=20

Juan Branco a-t-il été l’avocat de Julian Assange ?

Oui. Selon Julian Assange, Juan Branco a été son avocat, son conseiller et son ami. Juan Branco rencontre Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, connu notamment pour avoir révélé des milliers de crimes de guerre commis par les États-Unis pour la première fois à l’ambassade d’Équateur à Londres en janvier 2013. Il devient son conseiller juridique puis, à partir d’avril 2017, après qu’il a prêté serment comme avocat au barreau de Paris son avocat et celui de son organisation. Il a représenté ses intérêts en France et auprès de l’ONU, et a été coordinateur de son équipe juridique sous la direction de Baltasar Garzon.

Il devient l’une des figures visibles de l’organisation au moment où celle-ci révèle l’espionnage systématique appliqué par la NSA contre les communications des entreprises et des dirigeants français participant à des appels d’offres supérieurs à 250 millions d’euros. Son contact apparaît alors sur le site internet.

https://www.wikileaks.org/nsa-france/index.fr.html
Il rédige le courrier demandant l’asile diplomatique à François Hollande.

Juan Branco a-t-il été l’avocat de Jean-Luc Mélenchon ?

Oui, il a défendu Jean-Luc Mélenchon dans une affaire criminelle, entre 2017 et 2018. Des militants nationalistes avaient envisagé de commettre un attentat sur Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner, et avaient créé une organisation qui reprenait les sigles de l’OAS. Jean-Luc Mélenchon a demandé à Juan Branco de le constituer partie civile, ce qui à l’époque était novateur, s’agissant d’une association de malfaiteurs terroriste, et donc de la préparation d’un acte terroriste, non sa commission. Son statut de victime a été reconnu. Après de nombreuses batailles procédurales, son statut a été définitivement reconnu par la cour d’appel de Paris.

Juan Branco a cessé de représenter Jean-Luc Mélenchon à la suite des perquisitions de 2018, du fait d’une divergence stratégique sur la ligne à suivre. Jean-Luc Mélenchon a indiqué le regretter à plusieurs reprises, dont au cours d’un entretien avec Apolline de Malherbe en février 2020 :

  • « . M. Branco est actuellement dans son rôle d'avocat de M. Pavlenski. Et puis, qu'est-ce que vous voulez dire sur M. Branco ? C'est lui qui a rompu avec moi, pas l'inverse. Et d'ailleurs, aujourd'hui je ne vois pas ce qu'on lui reproche, et pourquoi on ne reproche rien à tous les autres. »
  • « Branco et moi avons une différence politique que je ne connais pas, d'ailleurs, mais qui l'a conduit à me quitter quand il a quitté La France Insoumise. »
    Juan Branco a-t-il été empoisonné ?

En mai 2025, Juan Branco est hospitalisé en urgence à Kinshasa à sa sortie de l’avion, présentant des difficultés respiratoires importantes. Son hospitalisation filtre sur les réseaux et fait l’objet de nombreuses spéculations, ainsi que d’une vraie guerre informationnelle Une infection par streptocoques du groupe A (SGA) invasifs est invoquée par plusieurs médias. Il sera évacué dix jours plus tard après la stabilisation de son état de santé. Il raconte cet épisode dans Thinkerview.

https://www.youtube.com/watch?v=wMCaq5I4PJ0&t=3040s

Juan Branco a-t-il été enlevé en Mauritanie ?

Le 1er août 2023, après avoir donné une conférence de presse à Dakar, et alors qu’il est recherché par la police sénégalaise du fait de son rôle d’avocat d’Ousmane Sonko, Juan Branco est débarqué à Leigweichich, sur une plage à 100 kilomètres de Nouakchott par deux pêcheurs sénégalais. Il est recueilli par des populations locales, transféré à la capitale par des gardes côtes mauritaniens, placé aux arrêts par les services de renseignement du pays pendant trois jours, puis cagoulé, menotté, et transbordé à la frontière, sur le fleuve Sénégal, sur un bateau pour être livré à des paramilitaires, qui l’ont ensuite livré à la Direction des investigations criminelles (DIC) à Saint Louis.
« Juan Branco a été mis en détention dans une prison du centre de Dakar très tôt dimanche matin. L'avocat franco-espagnol a refusé de boire et de s'alimenter, et a décidé de garder le silence. Il n'a autorisé personne à l'assister, y compris devant le juge qui l'a inculpé et l'a fait écrouer. Ses avocats français ont déclaré son état "préoccupant", dans un communiqué.
"Ces chefs d'inculpation trahissent la véritable nature de cette procédure, qui n'a pour autre but que de faire cesser les combats judiciaires de Juan Branco", ont dit ses avocats français. Ils ont annoncé la saisine immédiate du groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire. Juan Branco dit avoir été "kidnappé" à environ 100 km de la capitale mauritanienne Nouakchott par des hommes encagoulés, sans aucun signe distinctif et qui l'ont blessé aux poignets. »
https://www.rtl.fr/actu/international/senegal-l-avocat-juan-branco-inculpe-pour-attentat-et-complot-7900286677

Signe de l’importance accordée au sujet, le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, a annoncé son arrestation samedi soir lors d’un débat à l’Assemblée nationale. M. Branco dit avoir été « kidnappé » à environ 100 kilomètres de la capitale mauritanienne, Nouakchott, par des hommes cagoulés sans aucun signe distinctif et qui l’ont blessé aux poignets, selon Me Ciré Clédor Ly.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/08/07/l-avocat-juan-branco-libere-sous-controle-judiciaire-au-senegal-et-bientot-expulse-vers-la-france_6184712_3212.html

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230806-sénégal-l-avocat-franco-espagnol-juan-branco-emprisonné-à-dakar
https://www.infobae.com/america/agencias/2024/04/12/francoespanol-secuestrado-en-mauritania-y-llevado-a-senegal-citado-a-declarar-en-madrid/
https://www.europapress.es/nacional/noticia-abogado-juan-branco-dice-francia-habria-jugado-rol-activo-secuestro-manos-senegal-20240415130655.html
https://www.elespanol.com/espana/tribunales/20240324/justicia-investiga-secuestro-mauritania-abogados-espanoles-assange/842415916_0.html https://www.leparisien.fr/faits-divers/lavocat-juan-branco-en-appelle-a-la-justice-espagnole-apres-son-arrestation-en-mauritanie-15-04-2024-HN5T3RIRRBGIVPFU4ROEBDOIHQ.php

Juan Branco a-t-il été accusé d’attentat et de complot contre l’État et risquait-il la perpétuité ?

Oui, au Sénégal. Il a été emprisonné à Rebeuss, la prison la plus dangereuse du pays, avant d’être libéré, en août 2023. Il représentait alors le principal opposant du pays, Ousmane Sonko, et avait défié un mandat d’arrêt international pour venir le défendre à Dakar. Après avoir échappé aux forces de l’ordre pendant plusieurs jours, il a été enlevé en Mauritanie et transporté à Dakar par des moyens illégaux, avant de faire l’objet d’un mandat de dépôt criminel pour des faits lui faisant encourir perpétuité.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/07/14/le-senegal-lance-un-mandat-d-arret-international-contre-l-avocat-francais-juan-branco-pour-des-crimes-et-delits_6182023_3212.html

Juan Branco fait face à de graves accusations au Sénégal. Le médiatique avocat a été inculpé et écroué dimanche 6 août au matin à Dakar, après avoir été arrêté en Mauritanie voisine, ont indiqué des avocats à l'AFP. Le juge l'a inculpé pour attentat, complot, diffusion de fausses nouvelles et actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves. C'est ce qu'ont précisé l'avocat Ciré Clédor Ly ainsi que les avocats parisiens de Juan Branco. Plus tard dimanche, de nouvelles charges, de séjour irrégulier et d'outrage à magistrat, lui ont été signifiées. Les actes d'attentat sont passibles de peines pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité, selon Me Ciré Clédor Ly.

Juan Branco en parle dans son entretien Thinkerview du 10 septembre 2024.

Il est libéré et expulsé le 7 août 2023. Ousmane Sonko, son client, est libéré en mars 2024 et devient premier ministre du Sénégal.

Juan Branco a-t-il été reporter de guerre ?

Oui, notamment au Nord Kivu en 2012, pour Le Monde Diplomatique, lors de la création du M23, pendant la guerre civile au Centrafrique fin 2013 pour Les Inrockuptibles, ou encore au Yémen en 2018.

Il a notamment tiré de l’une de ses expériences un récit des dysfonctionnements du journalisme en zone de guerre qui donne naissance à une émission d’Arrêt sur Images.

https://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/BRANCO/48344
https://web.archive.org/web/20140210213131/http://rue89.nouvelobs.com:80/2014/01/14/centrafrique-ils-dont-devenus-tueurs-monstres-249005
https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/centrafrique-le-mot-genocide-etait-un-outil-de-mobilisation

Juan Branco a-t-il participé à des championnats du monde d’équitation ?

Juan Branco a participé et été classé 15e aux championnats du monde d’endurance équestre des jeunes chevaux de Compiègne le 24 août 2007, deux jours avant le concours d’entrée à SciencesPo Paris. Il a participé à plusieurs compétitions internationales, obtenant notamment une médaille de bronze au Championnat national du Portugal en 2006. Il a été sélectionné par l’équipe nationale espagnole junior en 2007.

https://www.fei.org/athlete/10020282/BRANCO-LOPEZ-Juan-Paulo

Juan Branco est-il réalisateur ?

Juan Branco a réalisé un long métrage, Le Massacre de Gilles de Rais. Celui-ci a été sélectionné en festival par le grand maître chinois Jia Zhang Ke à Pingyao, à Sao Paolo, à Moscou et à Lisbonne.

https://mubi.com/fr/fr/films/the-massacre-of-gilles-de-rais
https://leopardofilmes.com/en/film/le-massacre-de-gilles-de-rais/?category=production

Le film est actuellement disponible sur youtube.

https://www.youtube.com/watch?v=co3XI6RhVpY

Il a également été à l’origine de la production du film l’Enfant de Felix Dutilloy et Marguerite Hillerin, adaptation d’un ouvrage de Kleist, ainsi que du projet Cosmopolis.

Combien de langues parle Juan Branco ?

Juan Branco parle au moins cinq langues (français, espagnol, italien, portugais, anglais). Des entretiens radio ou télévisé montrent qu’il les parle avec fluidité, même si son italien semble un cran en dessous. Il dit avoir étudié trois ans le russe mais n’en avoir rien gardé.

Juan Branco a-t-il été poursuivi pour avoir utilisé une enveloppe noire ?

Oui, Juan Branco a notamment fait l’objet de poursuites disciplinaires car une enveloppe noire qu’il avait utilisée dans une correspondance avec une magistrate a été considérée comme « suggérant une approche hostile et menaçante ». L’enveloppe a été scannée en noir et blanc à la procédure pour ne pas révéler… qu’elle était aussi dorée.

Ces poursuites ont été enclenchées la demande conjointe et très officielle du ministre de l’Intérieur (devenu entre-temps ministre de la justice) Gérald Darmanin, du président de la cour d’appel de Paris, du président du Tribunal judiciaire et du parquet général, qui lui ont aussi reproché des écritures devant le Conseil d’État concernant la procédure de retrait de nationalité de Kemi Seba et un tweet sur le fonctionnement du tribunal judiciaire de Paris.

Le bâtonnier de l’ordre des avocats a demandé trois ans d’interdiction d’exercer, et a fait appel quand Juan Branco n’a eu « que » deux mois de suspension ferme et un avec sursis. En appel, le parquet général a demandé 18 mois de suspension.

La procédure a été enclenchée la veille du délibéré d’une procédure préalable qui devait aboutir à sa radiation, lancée après qu’il s’est défendu publiquement de son kompromat.

https://archive.org/details/branco-d-101-1-ere-exp-cit
https://archive.org/details/seba-republiquefrancaise

La préfecture de police de Paris a-t-elle interdit le rassemblement de soutien à Juan Branco en faisant référence à l’État Islamique ?

Oui.

https://x.com/lesaurores/status/1945240816986849696?s=20

Près d’une centaine de forces de l’ordre, mitraillettes incluses, ont-elles été mobilisées ?

Oui.

https://www.facebook.com/reel/2346523279117875/
https://x.com/anatolium/status/1978719234705223731?s=20

Juan Branco a-t-il participé aux gilets jaunes ?

Oui, il a été l’avocat de ses principales figures (Maxime Nicolle, Christophe Dettinger, Regis Portalez…), de nombreux manifestants, et s’est lui-même impliqué en première ligne au cours des manifestations.

Il a notamment refusé toute mise en valeur au cours de cette période par les médias institutionnels.

https://x.com/anatolium/status/1957211161104900263?s=20

Par ailleurs, le livre Crépuscule est très vite devenu un instrument et symbole de la mobilisation, brandi régulièrement en manifestation.

Juan Branco a-t-il déjà publié de fausses informations ?

Pas à notre connaissance. Ses ouvrages n’ont jamais fait l’objet d’attaques en diffamation. Il a été accusé par François Ruffin et Marianne d’avoir révélé des échanges de François Ruffin avec Emmanuel Macron de façon trompeuse. Juan Branco a révélé que François Ruffin et Emmanuel Macron s’étaient arrangés en coulisses pour mettre en scène leur opposition devant les médias. L’enregistrement est vrai, ainsi que les faits rapportés. François Ruffin s’est défendu en indiquant que les salariés d’Ecopla ne s’étaient pas opposés à la mise en scène. Ce que Juan Branco n’a jamais caché ni nié, et qui n’est pas du tout le sujet. Il s’agissait d’un contrefeu.

https://www.youtube.com/watch?v=jQ-iNZYcvZg

L’appui de Marianne à celui-ci s’inscrit dans une longue offensive menée par Natacha Polony, avec près d’une dizaine d’articles à charge contre Juan Branco, y compris un portant exclusivement sur… le style de l’un de ses ouvrages ou encore son rapport aux pronoms.

https://www.marianne.net/societe/je-il-nous-du-rapport-contrarie-de-juan-branco-avec-les-pronoms-dans-l-affaire-griveaux

https://www.marianne.net/culture/litterature/abattre-lennemi-le-nouvel-evangile-selon-juan-branco

Juan Branco a donné les éléments d’explication à la soudaine rupture de Natacha Polony à son égard.

https://aurores.org/natacha-polony-marianne-loligarchie/

Juan Branco a par ailleurs fait l’objet d’une condamnation à une amende de 500 euros avec sursis, en cours d’appel, à la demande du directeur du master d’affaires publiques de SciencesPo, François Antoine Mariani. Sa condamnation alors que Juan Branco intervenait au motif qu’il n’était pas établi avec la certitude suffisante que celui-ci était intervenu personnellement dans l’attribution du diplôme de complaisance dont a bénéficié Gabriel Attal. Juan Branco a fait appel.

Pendant le COVID, Juan BRANCO a-t-il tenu des discours complotistes ?

Non. Le seul média à l’avoir allégué est Libération dans un article de Pierre Plotu et Maxime Macé, en accès payant. Cet article inversait à dessein ses propos dans entretien avec Eric Morillot, qualifiée de chaîne fasciste et complotiste, et prétendant que Juan Branco aurait parlé d’expérimentation à grande échelle pour amener à une guerre civile, ce que Juan Branco n’a jamais dit, ou insinué.

https://www.liberation.fr/politique/juan-branco-le-populisme-par-le-complotisme-20220215_7JTTEYR7OFA5LHYL5K7VTH663M/

https://www.youtube.com/watch?v=Ey9yXP5SXIk

À l’inverse, Juan Branco a été parmi les premiers à prévenir que le COVID était avant tout une « crise de la souveraineté », liée à l’incapacité de l’État de gérer un afflux de personnes dans les services de réanimation, du fait de l’adoption de politiques managériales à l’hôpital. Plutôt que d’avoir à assumer un trop grand nombre de morts évitables, faute de lits pour les soigner, les États occidentaux ont préféré enfermer leurs populations pendant des mois, puis pousser pour l’adoption de politiques sanitaires clivantes, comme le pass sanitaire. Juan Branco s’y est tout de suite opposé, en indiquant qu’il avait pour principal objectif et résultat de générer des scissions au sein de la société qui créeraient des clivages au sein de celle-ci, et ce faisant protègeraient les dirigeants.

https://www.youtube.com/watch?v=RTuTluuVHjY&t=191s

https://www.youtube.com/watch?v=Ey9yXP5SXIk

https://juan-branco.fr/wp-content/uploads/2020/03/Coronavirus-et-verite-Juan-Branco.pdf

https://soundcloud.com/podcasts_22/crepuscule-souverainete-juan-branco-massot-editions

Très critique à l’égard de Didier Raoult, de sa proximité avec Emmanuel Macron et de son rôle d’idiot utile, ainsi que d’autres discours qu’il considérait être proches de la charlatanerie, il a procédé à de nombreuses révélations sur le COVID.

Juan Branco a été parmi les premiers à donner de la visibilité aux études statistiques concernant la mortalité du COVID, montrant notamment qu’elle était quasiment nulle avant les 60 ans, et à relayer les révélations de Marc Endeweld sur l’origine laborantine du virus. Il a procédé de même à mettre en avant des études de l’INSERM qui démontraient que des médicaments généralisés comme le Prozac avaient un effet protecteur réel sur les plus âgés.

https://x.com/anatolium/status/1480539631519162377?s=20

Il a toujours été opposé à ce qu’il a qualifié d’escroqueries au sujet notamment de Didier Raoult, dont il a très vite prévenu qu’elles se fondaient sur une mauvaise interprétation des études « in vitro » sur l’hydroxychloroquine. Il a été très critique de sa proximité avec l’Élysée.

Il a révélé l’implication de Benjamin Griveaux, Olivier Véran, Jérôme Salomon et Gabriel Attal, tous auprès de Marisol Touraine, en 2013, dans la destruction des EPRUS et des stocks de masques (Treize Pillards, Au diable Vauvert)

Il a révélé les premiers tableaux de bord de l’APHP, montrant que l’institution était débordée.

https://x.com/anatolium/status/1245459057760243712?s=20

Il a révélé que des hôpitaux parisiens n’avaient pas cherché à réanimer des patients dans les premiers mois de la pandémie, faute de lits.

https://www.20minutes.fr/societe/2749939-20200328-coronavirus-ile-france-patient-antecedents-prive-lit-reanimation-manque-place

Il a révélé l’existence de stocks massifs de masques au sein des banques, à un moment où cela a permis de les débloquer.

https://x.com/anatolium/status/1240984278994952192?s=20
Juan Branco a-t-il été le premier à révéler des contrats entre États et industries pharmaceutiques pendant le COVID ?

Oui, il s’agissait du contrat entre Pfizer et le Brésil, révélé avec le média les Aurores.

https://aurores.org/pfizer-bresil/
https://x.com/anatolium/status/1430162376926670863?s=20

Juan Branco s’est-il vacciné ?

Il a toujours refusé de répondre à cette question, considérant que la poser venait à créer une pression sur les individus et une pénétration abusive de leur intimité.

Juan Branco a-t-il exercé comme avocat pendant le COVID ?

Oui, il a défendu des manifestants contre le pass sanitaire qui avaient été poursuivis et placés en détention provisoire, mais aussi les Grands Frères en Guadeloupe ou encore les manifestants du Convoi des libertés.

https://www.mediapart.fr/journal/france/040222/dans-l-allier-la-justice-accusee-d-avoir-la-main-lourde-contre-des-gilets-jaunes
https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/affaire-des-grands-freres-prolongation-des-detentions-provisoires-1359294.html
https://www.facebook.com/watch/?v=3294106517516369
https://www.lecourrierdelatlas.com/convois-de-la-liberte-juan-branco-denonce-une-strategie-de-repression/
https://www.facebook.com/watch/?v=2002321933512455

Le Convoi des libertés était un mouvement qui regroupe un rassemblement hétéroclite : des Gilets jaunes, des routiers, des restaurateurs, des militants de La France insoumise et du Rassemblement national, des membres des Anonymous, ainsi que des personnes opposées à la vaccination contre le Covid-19. Les revendications portaient sur le retrait du pass vaccinal, mais aussi sur le pouvoir d'achat et le coût de l'énergie. Les forces de l'ordre interviennent avec des tirs de gaz lacrymogènes sur les Champs-Élysées, et des blindés de gendarmerie sont déployés dans la capitale — une première depuis les Gilets jaunes.
Des dizaines de manifestants sont arrêtés et poursuivis, certains placés en détention provisoire — c'est dans ce cadre que Branco intervient comme avocat de la défense.
L'affaire des Grands Frères trouve son origine dans la violente crise sociale qui secoue la Guadeloupe en novembre 2021, sur fond de contestation contre l'obligation vaccinale. Cette crise se double de revendications profondes sur le niveau de vie, le chômage, et le sentiment d'abandon par l'État — les émeutes se traduisent par des barrages, des incendies, des pillages et une tentative d'attaque d'une gendarmerie.
Le 17 janvier 2022, à l'aube, plusieurs d'entre eux sont arrêtés par le RAID et le GIGN et placés en garde à vue pendant quatre jours — une procédure habituellement réservée aux affaires de terrorisme ou de grand banditisme. Certains passeront jusqu’à deux ans de détention provisoire, après avoir été déportés dans l’hexagone, à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux.
Juan Branco a fait sauter des centaines d’amendes pour le convoi des libertés ?

Oui, pendant le Convoi des libertés, grâce à la décision Odobert du Conseil d’État obtenue avec l’avocat aux conseils François Pinatel. Il avait proposé ici la marche à suivre :

https://www.youtube.com/watch?v=UH847ORRMRA

Juan Branco est-il l’avocat de victimes palestiniennes à la Cour pénale internationale ?

Juan Branco est un des douze avocats dans le monde, et le seul Français depuis la mort de Gilles Devers, à représenter des victimes palestiniennes devant la Cour pénale internationale.

https://www.icc-cpi.int/sites/default/files/CourtRecords/0902ebd180befc46.pdf
https://www.icc-cpi.int/sites/default/files/CourtRecords/0902ebd18099f08a.pdf

Juan Branco a-t-il été l’avocat de LaLiga ?

Oui, contre le PSG, concernant la rétention de Kylian Mbappé, et pour réformer le fair play financier à l’échelle européenne.

https://www.youtube.com/watch?v=7vcOcAOoWXA

https://www.youtube.com/watch?v=O23DmZmBW_A

https://www.lefigaro.fr/sports/football/espagne/foot-juan-branco-avocat-de-la-liga-veut-demander-l-abrogation-du-contrat-de-mbappe-20220617

https://rmcsport.bfmtv.com/football/transferts/psg-l-avocat-de-la-liga-demande-a-la-ministre-des-sports-d-annuler-le-contrat-de-mbappe_AV-202206170325.html

https://juan-branco.fr/wp-content/uploads/2022/06/Dossier-Presse-FR-1.pdf

Juan Branco a-t-il été l’avocat du FC Barcelone ?

Non. Juan Branco a défendu des socios du FC Barcelone lors du départ de Lionel Messi au PSG, afin d’obtenir une harmonisation des règles sur le fair play financier à l’échelle européenne. La procédure a été menée jusque la Cour de justice de l’Union Européenne.

https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/170821/messi-et-le-droit
https://www.20minutes.fr/sport/3099759-20210809-fc-barcelone-aide-juan-branco-socios-preparent-plainte-faire-capoter-arrivee-messi-psg
https://juan-branco.fr/wp-content/uploads/2021/08/Lionel-Messi-1.pdf

Juan Branco est-il à l’origine du film Cosmopolis, de David Cronenberg, avec Robert Pattinson ?

Oui. Selon Don deLillo (dont le film est une adaptation de son roman éponyme) et David Cronenberg, il est à l’origine de ce projet.

Cette œuvre prophétise la dématérialisation de nos vies et les dérives de la haute finance.

https://www.slate.fr/story/56743/cronenberg-entretien-cosmopolis-pattinson-dialogues-don-delillo
https://www.slate.fr/story/56689/don-delillo-cosmopolis

Juan Branco a-t-il révélé que Gabriel Attal et Sébastien Lecornu avaient de faux diplômes ?

Oui. Juan Branco est à l’origine des révélations concernant ces deux premiers ministres Français qui ont ensuite été confirmées dans la presse. La véracité de ses allégations a été confirmée et a amené Sébastien Lecornu a reconnaître que la présentation de son parcours universitaire était mensongère.

https://www.20minutes.fr/politique/4174175-20250919-premier-ministre-sebastien-lecornu-reconnait-avoir-fini-cursus-mentionne-cv

https://www.20minutes.fr/politique/4172480-20250911-nouveau-premier-ministre-sebastien-lecornu-menti-concernant-diplomes

Une décision en instance d’appel lui reproche cependant d’avoir “diffamé” le directeur du master d’affaires publiques de SciencesPo, François Antoine Mariani, qui contestait être l’auteur de l’arrangement de scolarité. Le Canard Enchaîné utilise cette décision pour faire croire que l’arrangement n’aurait pas existé.

https://aurores.org/les-arrangements-de-sciencespo-et-de-gabriel-attal/

Juan Branco a-t-il gagné un procès contre Brigitte et Emmanuel Macron ?

Oui, devant le Tribunal judiciaire de Toulon, en défense d’un gilet jaune attaqué sur le fondement d’une plainte du couple Macron. Il a fait annuler la procédure.
https://www.nicematin.com/societe/justice/le-tribunal-de-toulon-annule-une-procedure-visant-un-gilet-jaune-pour-injures-envers-brigitte-et-emmanuel-macron-580677

https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/toulon-83000/toulon-defendu-par-juan-branco-un-gilet-jaune-juge-pour-injures-publiques-envers-brigitte-et-6995207

Il a également fait annuler des procédures ou relaxer des citoyens dans des procédures enclenchées par Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur ; Didier Lallement, alors préfet de Police de Paris ; en faveur de Valérie Minet, arrêtée, perquisitionnée et à l’initiative du Parquet de Saint-Omer pour un poste comparant Emmanuel Macron à une ordure, et de nombreux autres citoyens anonymes, sur tout le territoire…

https://www.parisdepeches.fr/2-Societe/128-75_Paris/15381-Camion_rose_Carole_Pigaiani_relaxee.html
https://www.20minutes.fr/justice/3297655-20220527-deux-gilets-jaunes-relaxes-caricature-sexuelle-macron-prefet-paris
https://juan-branco.fr/victoire-totale-contre-gerald-darmanin/
https://lessurligneurs.eu/gilet-jaune-devant-la-justice-pour-le-message-macron-ordure-le-parquet-a-essaye-de-limiter-les-degats/
https://actu.fr/normandie/l-aigle_61214/a-l-aigle-l-avocat-juan-branco-attendu-lundi-22-novembre-2021-pour-defendre-ornella-vaudron_46565021.html

Juan Branco a-t-il révélé l’identité des cinquante premiers donateurs d’Emmanuel Macron en 2017 ?

Oui, avec les Aurores.

https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/030321/les-cinquante-premiers-donateurs-d-en-marche-0
https://www.youtube.com/watch?v=YJvtpxYJvtw

Juan Branco est-il à l’origine du scandale Uramin ?

Non. Il a enquêté au Centrafrique, dans la mine de Bakouma, sur la disparition de 4 milliards d’euros d’argent public.
En 2007, Areva – fleuron nucléaire français et entreprise d'État – rachète pour 1,8 milliard d'euros une obscure start-up canadienne, UraMin, censée lui donner accès à trois gisements d'uranium en Afrique.
Problème, les gisements se révèlent quasi inexploitables. Dès 2011, UraMin ne vaut plus que 20 % de son prix d'achat. Areva passe 1,4 milliard d'euros de provisions. L'argent public s'est évaporé.
Ce qui transforme le désastre industriel en scandale judiciaire, c'est la mécanique de l'opération : le cours d'UraMin est multiplié par dix entre le début des négociations confidentielles et le rachat – signe probable que des initiés ont joué en bourse sur l'information. L'évaluation des gisements a été réalisée par un cabinet payé par le vendeur, sans aucune vérification indépendante sur le terrain. Et le mari de la PDG d'Areva, Anne Lauvergeon, a lui-même introduit l'intermédiaire belge chargé de monter l'opération – intermédiaire soupçonné d'être lié financièrement aux actionnaires d'UraMin.
En clair : l'État français a peut-être été escroqué de près de deux milliards d'euros, avec des complicités internes possibles au plus haut niveau du groupe. Anne Lauvergeon sera mise en examen pour délit d'entrave. L'instruction est toujours en cours
L'affaire UraMin n'est pas isolée, elle s'inscrit dans un naufrage plus large. En quinze ans, le géant nucléaire est passé du statut de fleuron de l'économie française à celui d'une entreprise moribonde, fragilisée par de multiples affaires, la plupart liées à sa stratégie sur le continent africain. Areva sera finalement restructurée en profondeur par l'État français et rebaptisée Orano en 2018.
https://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/BRANCO/56798
https://bpb-us-w2.wpmucdn.com/campuspress.yale.edu/dist/5/1696/files/2016/11/BAKOUMA_-_Le_Monde_Diplomatique_Long_ver-14rk3om.pdf
Juan Branco a-t-il enquêté au Yémen ?

Oui, il l’a raconté dans un long texte publié par le Monde diplomatique, s’y rendant depuis Djibouti et la ville d’Obock en boutre, avant d’être intercepté à son retour par des forces françaises et renvoyé.

https://blog.mondediplo.net/de-djibouti-au-yemen-les-rivages-rouges

Juan Branco a-t-il révélé un massacre commis par les forces de l’ONU à Bangui ?
Oui. Branco est recruté par l'ONU en Centrafrique en tant qu'expert indépendant, chargé d'élaborer la stratégie des poursuites du Procureur de la Cour pénale spéciale. C'est donc de l'intérieur qu'il découvre que des crimes ont été commis par l’ONU également. L’ONU refuse enquête dessus. Il doit être payé 400 dollars par jour. Le 25 mai 2018, il décide de révéler que les forces de la MINUSCA d'être à l'origine d'un massacre à Bangui. Après ces révélations, il est expulsé du pays.
Il publie une longue enquête dans le Monde Diplomatique à ce sujet.
https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/BRANCO/59011

Juan Branco a-t-il un casier judiciaire vierge ?

Oui.

Juan Branco a-t-il été surveillé par la CIA ?

Oui. La série de vidéos captées à l’insu de Juan Branco et de Julian Assange a été révélée par de nombreux médias, dont El Pais et Médiapart. Juan Branco a été témoin puis partie civile à la procédure pénale ouverte en Espagne contre l’entreprise ayant servi de paravent à la CIA.

https://x.com/anatolium/status/1197500181291393024
https://t.co/QXndCc8LMF

Un long travail d’enquête de Yahoo News avait permis de révéler que l’agence de renseignement états-unienne considérait Wikileaks comme une menace équivalente à Al Qaeda, et que des mesures coercitives avaient été décidées après une réunion entre Donald Trump et Mike Pompeo à la Maison Blanche.

https://www.yahoo.com/news/kidnapping-assassination-and-a-london-shoot-out-inside-the-ci-as-secret-war-plans-against-wiki-leaks-090057786.html?guccounter=1

Quelle est cette histoire de Lamaline et de kompromat ?

Courant avril 2021, alors qu’il vient de faire paraître un ouvrage théorisant et appelant à une révolution politique radicale (Abattre l’Ennemi), une femme, Nissia Benghazi approche Juan Branco sur les réseaux sociaux. Elle se présente comme une dirigeante d’ONG et étudiante en sciences politiques. Après avoir passé la journée ensemble sur les quais de Paris et au Jardin du Luxembourg, elle le rejoint le soir-même à son domicile pour passer la soirée, puis la nuit, avec lui. Elle part le lendemain matin en l’embrassant.

Le surlendemain, elle dépose une main courante. Elle affirme Juan Branco n’a jamais été menaçant, violent, ou l’aurait contrainte physiquement. Elle prétend cependant qu’une forme de « contrainte morale » se serait appliquée sur elle, au motif qu’il aurait été insistant, alors qu’ils se trouvaient dans son lit, ce qui l’aurait amenée à se déshabiller et procéder à un rapport sexuel, avant de s’endormir à ses côtés, sans être certaine de l’avoir souhaité.

Elle prétend que lui et Juan Branco auraient pris un opiacé qui aurait changé le comportement de Juan Branco alors qu’ils étaient dans son lit. Celui-ci aurait cherché à lui embrasser l’oreille et à la chatouiller. Admettant s’être déshabillée elle-même et avoir passé la nuit avec lui après leur rapport sexuel, elle apparaît incohérente, affirmant avoir pris l’équivalent d’un tiers de codoliprane qui ne lui aurait fait aucun effet, mais qui aurait amené Juan Branco à vouloir coucher avec elle de façon insistante, l’amenant à « lui montrer ses pieds, lui embrasser l’oreille et la chatouiller » (sic), ce qui l’aurait amenée à se sentir intimidée. Elle admettra que celui-ci était resté en toutes circonstances tendre avec elle, mais affirmant qu’il se serait agit d’une stratégie.

Tandis que la policière en charge de la procédure Hanaé Gonthier, lui indique que les faits qu’elle décrit ne correspondent pas un infraction, le parquet est informé décide, quinze minutes après le début du dépôt de la main courante, d’ouvrir une enquête préliminaire et d’exfiltrer Nissia Benghazi vers un service de police, la 1ere DPJ, dont la directrice est sous le coup d’une enquête pénale déclenchée par Juan Branco un mois avant. Nissia Benghazi tente de joindre Juan Branco sur le trajet, et le retrouve dès la sortie du commissariat, afin, de façon ambigüe, lui faire connaître la situation, l’interroger, avant de lui annoncer vouloir se retirer de la procédure.

Elle prend attache le lendemain avec les services de police à cette fin, laissant entendre qu’elle avait été manipulée. La 1ere DPJ, dirigée par Marie-Hélène Ciattoni, refuse de prendre le retrait de plainte, et lui donne rendez-vous trois jours plus tard. Moins de quarante cinq minutes plus tard, la procédure fait l’objet d’une médiatisation immédiate, ce qui va entraîner la publication de plus de cent cinquante articles. Il sera découvert la conseillère justice de l’Elysée, Hélène Davo, était à l’origine des fuites.

Nissia Benghazi prend attache immédiatement avec Juan Branco et lui demande de l’aide, se disant piégée. Celui-ci ne répond pas. De nouvelles publications révélant des extraits de PV interviennent. Juan Branco prend attache avec le commissariat afin de demander à s’expliquer. Le jour du rendez-vous pris pour retirer sa plainte, les services de police l’appellent en amont. Elle leur indique alors se sentir sous pression des policiers, ne pas avoir porté plainte, et, face à l’insistance des policiers, ne pas savoir si elle se rendra au commissariat.

Une information judiciaire est ouverte, avec une commission rogatoire de trois mois. Les enquêteurs vont passer au peigne fin l’intimité de Juan Branco.

À la fin de cette commission rogatoire, le 18 octobre 2021, seuls des témoignages en faveur de Juan Branco et en défaveur de la partie civile ont été recueillis. Il est notamment découvert que Nissia Benghazi, loin d’être la directrice d’ONG qu’elle prétendait être, est avant tout une mannequin qui participe régulièrement à des soirées privées dans les quartiers chics de Paris qui peuvent s’assimiler à de l’escorting de luxe, en lien avec des « promoteurs » liés à des affaires de proxénétisme, qu’elle a un niveau de vie sans rapport avec sa condition réelle, et qu’elle a une tendance lourde à l’affabulation. L’examen médical après l’acte sexuel n’établit aucun jour d’ITT. Nissia Benghazi, qui a refusé de se présenter à la confrontation alors que Juan Branco a été placé en garde à vue, a couché 24 heures après les faits avec son conjoint, ce qu’elle avait caché aux enquêteurs et surtout aux médecins chargés de l’examiner, qui lui avaient posé la question. Son conjoint, qui avait contacté les forces de l’ordre afin de les prévenir, alerte de ce qu’elle lui avait parlé, en riant, de son rapport sexuel avec Juan Branco et de son accusation. Nissia Benghazi qui nie dans un premier temps, est forcée de l’admettre.

Il est par ailleurs découvert que Nissia Benghazi, qui effacera tous ses échanges avec ses proches dans la foulée, et dont le téléphone ne sera jamais perquisitionné, avait été contactée pour la première fois quinze jours avant les faits avec le patron d’une agence de mannequins fantôme, Pierre-Antoine Rousset. Celui-ci, devenu son principal interlocuteur tout au long de la période, avant de disparaître subitement, ne sera jamais interrogé par les policiers, jusqu’à ce qu’il soit découvert qu’il s’était entièrement désolidarisé de sa « représentée » après avoir découvert certains faits.

Il est par ailleurs découvert que Nissia Benghazi parlait de l’affaire de façon codée avec son conjoint, qu’aucun de ses proches ne s’est montré convaincu des récits profondément contradictoires qu’elle aura donnés des faits, et qu’elle s’en ouvrait régulièrement dans des soirées mondaines.

Il est découvert que des photos d’elle nue étaient postées dans un catalogue de « pornosoft », et qu’elles étaient vendues jusqu’à 3000 euros pièces, s’assimilant à un catalogue de prostitution caché.

(https://aurores.org/la-merveilleuse-histoire-de-nissia-benghazi-et-de-ses-amies/)

Aucun témoignage relatif à des comportements déplacés de Juan Branco n’est recueilli pendant la période. L’expert qui l’ausculte, Franck Moquin va commettre un faux, qui amènera à l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’initiative du Parquet de Meaux pour ces faits. Le service enquêteur chargé de la procédure est mis en contact direct avec Médiapart, dont Juan Branco a dénoncé les liens avec Xavier Niel, lui-même très proche oligarque d’Emmanuel Macron. Une association, « Clit révolution », est mobilisée afin de « trouver de nouvelles victimes ». L’enquête se poursuit malgré l’expiration du délai de la commission rogatoire. Juan Branco est mis en examen fin octobre 2021. L’Élysée est informé en amont et cette mise en examen est immédiatement rendue publique par le « journaliste » Aziz Zemmouri.

Sharon Hakim, qui est à l’initiative d’un article à charge de Médiapart sur Juan Branco qui n’avait donné aucune révélation sérieuse, prend alors attache avec l’enquêteur en charge de la procédure. Elle affirme qu’en 2017, Juan Branco aurait glissé la main sur ses fesses alors qu’ils étaient assis sur un lit, vers minuit, chez lui, et que, selon elle, ils rapprochaient leurs visages afin de savoir « qui céderait le premier ». Selon elle, elle aurait alors demandé à Juan Branco de retirer sa main, ce qu’il n’aurait fait qu’après qu’elle le lui ait demandé deux fois.

Cela permet de la qualifier de « témoin victime ». Juan Branco est mis en examen pour agression sexuelle de ce fait. L’instruction ne trouvera aucun élément permettant de suggérer que les faits aient eu lieu : le seul témoignage par ouï dire d’une personne à qui Sharon Hakim en aurait parlé date de 2019, deux ans après les faits. Il s’agit d’un ancien collaborateur de Juan Branco, Jean-Baptiste Gallopin, qui s’était vu écarter par ce dernier. Sharon Hakim, qui a bloqué Juan Branco sur Instagram dans l’espoir que leurs messages soient effacés, se voit cependant confrontée au fait qu’elle l’ait sollicité de façon répétée dans les mois qui suivi les supposés faits, à des fins sexuelles et de séduction, recevant des fins de non-recevoir de façon toute aussi répétée. Jean-Baptiste Gallopin, le témoin par ouï dire produit par Sharon Hakim, doit admettre qu’il n’a jamais eu vent d’une seule allégation de mauvais comportement de Juan Branco. Il est enfin découvert par ailleurs qu’il participait régulièrement à des orgies à l’université de Yale et se vantait d’embrasser des étudiants « undergrad » (de premier cycle universitaire) alors qu’il était chercheur et professeur là-bas. Ayant démarché avec insistance Juan Branco alors que celui-ci y était enseignant, pour développer un rapport avec lui, il est découvert qu’il avait été une des sources d’articles à charge publiés contre Julian Assange et Wikileaks, utilisant et déformant les confidences de Juan Branco, auprès de New Yorker et d’autres organismes. Suspecté d’avoir été « tamponné » par des services de renseignement, il est recruté au siège de Human Rights Watch à Paris dans la foulée.

Sharon Hakim, visiblement offusquée d’avoir été rejetée, est alors missionnée pour convaincre plusieurs personnes de témoigner contre Juan Branco, dont une amie condamnée pour dénonciation calomnieuse pour viol qui va lui opposer une fin de non-recevoir, Léa Mandana Roche. Elle réussit cependant à convaincre la plus proche amie de Gabriel Attal, Leslie Joy Morel (https://aurores.org/leslie-joy-morel/), qui l’a présentée à Juan Branco, et qui garde un intense contentieux avec son père depuis qu’il l’a licenciée alors qu’elle s’était présentée ivre et sous stupéfiants à son travail. Les enquêteurs acceptent d’échanger avec elle sans la rencontrer, et de lui faire produire un témoignage écrit dirigé, qu’ils ne lui feront signer que rétrospectivement. Ce témoignage, d’une quinzaine de pages contient des digressions interminables sur la famille de Juan Branco qu’elle voue aux gémonies. Elle y indique succinctement Leslie Joy Morel avoir couché avec Juan Branco en octobre 2017, après une soirée arrosée en discothèque, et alors qu'ils étaient rentrés ensemble chez lui. Elle n’allègue ni contrainte, menace, surprise ou violence, mais elle considère qu’il se serait néanmoins agi d’un viol, en ce que Juan Branco était « comme un frère », qu’ils ne s’étaient jusqu’alors « jamais désirés », qu’il était amoureux d’une autre femme, et qu’elle avait elle-même un conjoint. Elle affirme ne pas s’être opposée à lui, et être restée dormir à ses côtés, avant de partir le lendemain. Après avoir refusé plusieurs fois de porter plainte, elle finit par se laisser convaincre par la juge d’instruction enquêtrice de se constituer partie civile.

Il sera démontré que loin d’avoir été traumatisée par leur rapport sexuel, Leslie Joy Morel dès le lendemain des faits, a écrit à Juan Branco qu’elle a dormi « comme un ours », dans des échanges retrouvés par ce dernier in extremis, avant de lui demander des photos de la soirée, dire qu’ils sont beaux, et faire des blagues au sujet de la fête à laquelle elle a participé. Confrontés à ceux-ci, Leslie Joy Morel s’effondre en larmes, et ne donne aucune explication. Elle affirmera avoir « conscientisé » qu’elle aurait été violée quelques semaines après les faits, dans une cave chez un ami homosexuel dont elle était amoureuse ; avant, dans une autre déclaration, qu’en réalité elle s’en serait « rendue compte » un an et demi après, le jour de la fête des femmes, lors d’une manifestation.

Il est établi qu’elle s’était en réalité rendue dès le surlendemain à une fête chez Juan Branco, dans les lieux mêmes où le rapport sexuel a eu lieu, et où des témoins proches d’elle attestent que son comportement était tout à fait normal à son égard. Il est révélé qu’elle a continué à échanger avec lui sans difficultés dans les semaines qui ont suivi.

Elle dira par la suite, dans son témoignage de clôture, qu’elle a « peur d’être empoisonnée ».

Juan Branco n’en est pas moins mis en examen une troisième fois. Les policiers ne trouvant aucun témoignage autre que ceux-ci, et l’instruction établissant que Juan Branco a un profil psychologique et relationnel normal, stable, sans la moindre forme de déviance, d’addiction, ou de comportement sexuel déréglé, elle s’achève. Les témoignages de ses anciennes compagnes sont unanimes.

Libération affirme que quatre femmes auraient accusé Juan Branco ?

Quatre ans après l’ouverture de la procédure le visant, alors que celle-ci est achevée depuis un an et que le parquet de Paris a déterminé qu’il était innocent depuis près d’un an Libération publie à la Une des versions des faits très différentes de celles énoncées à l’instruction. Aux témoignages de Nissia Benghazi, Leslie Joy Morel, et Sharon Hakim, s’ajoute le témoignage d’une quatrième femme anonyme. Celle-ci prétend que, huit ans auparavant, elle se serait sentie mal au cours d’une soirée après avoir bu dans le verre de Juan Branco, et qu’après l’avoir accompagnée chez lui pour coucher avec lui. Affirmant qu’ils avaient des rapports sexuels réguliers, elle affirme que celui-ci se serait déroulé sans préservatif, contrairement à ses intentions et les fois précédentes – ce dont elle ne se serait rendue compte qu’a priori. Il sera découvert que ce témoignage est non seulement faux, mais apporté à Libération par Sharon Hakim, sans qu’aucune vérification ne soit faite sur sa réalité. Aucune procédure judiciaire n’a été entamée.

L’article, rédigé par Willy Le Devin et Mathilde Roche, déforme en réalité chacun des témoignages individuels pour les orienter sur une éventuelle soumission chimique, qui n’a pourtant jamais été alléguée par une quelconque des parties à la procédure. Quelques semaines après le procès de Mazans sur l’affaire Pélicot, l’objectif est de donner une nouvelle impulsion à la procédure, alors qu’elle s’apprête à être clôturée, au prix de la vérité.
Willy Le Devin, proche de l’avocate de Xavier Niel et de Mimi Marchand, et Mathilde Roche avaient déjà publié un article contre Juan Branco concernant l’affaire Eva Lecomte, qui s’est achevé par un rejet intégral de ses prétentions devant le conseil de l’ordre et au pénal et qui a amené à l’ouverture d’une information judiciaire pour tentative de chantage.

Un non-lieu a-t-il été requis contre Juan Branco ?

Le substitut procureur en charge de la procédure visant Juan Branco a rédigé un réquisitoire aux fins de non-lieu, constatant l’innocence de celui-ci. Ce réquisitoire est bloqué depuis le mois d’avril 2024 par la hiérarchie du parquet de Paris, qui dépend du gouvernement. Celui-ci bloque ainsi la fin de la procédure ouverte en 2021. Il s’agit d’un cas inédit selon tous les magistrats avec lesquels nous avons échangé.

https://www.off-investigation.fr/affaires-juan-branco-vers-un-non-lieu/

Juan Branco a-t-il été suspendu pour ces faits ?

Non, en réalité, c’est pire : Juan Branco a été suspendu neuf mois pour s’être défendu de ces faits. En juin 2023, alors que cent cinquante articles de presse l’accusant à tort ont été publiés, prenant appui sur des extraits de PV et des déclarations des parties soigneusement filtrées, et alors qu’il vient d’être mis en examen pour les affaires Joy Morel et Hakim, il publie une longue série de tweets décrivant en détail les accusations dont il fait l’objet, citant les déclarations des parties civiles et des extraits de la procédure pour établir son innocence.

Il reprend notamment les photographies postées par Nissia Benghazi sur ses réseaux sociaux et dans le catalogue d’escorting auquel elle a participé après les faits, ainsi qu’un clip tourné par cette dernière tournant visiblement en dérision l’affaire.

Pour cela, il est suspendu 9 mois du barreau de Paris, placé en garde à vue 7 heures, menotté à 3 reprises et sera jugé au motif qu’il aurait divulgué à des tiers des pièces de l’instruction.

Juan Branco avait-il anticipé le risque d’un kompromat ?

Oui, dans deux interventions en 2019 et quelques semaines avant les faits, en 2021. Il raconte une tentative de piège dans un ouvrage paru un mois avant, en 2021.

https://www.youtube.com/watch?v=CnZRgaxzUm0

S’agit-il de la seule procédure judiciaire visant Juan Branco ?

Non. Nous avons depuis recensé une cinquantaine de procédures judiciaires ouvertes depuis 2017 à laquelle il est désormais partie, alors qu’il n’avait jamais été impliqué dans une procédure judiciaire avant l’élection d’Emmanuel Macron.
Juan Branco a-t-il publié des photos nues d’une de ses accusatrices ?

Juan Branco, en 2023, décide de répondre publiquement aux accusations qui ont été portées à son sujet. Dans un article très détaillé, dans lequel il prend appui sur des éléments du dossier de l’instruction afin d’étayer ses dires, il reprend des photographies postées par Nissia Benghazi elle-même, sur des réseaux sociaux et dans un catalogue censé permettre de les acheter jusqu’à trois mille euros pièce. Ces photographies, publiées par Nissia Benghazi elle-même quelques semaines après le supposé viol, et les éléments de personnalité que Juan Branco expose, contredisent frontalement la description que celle-ci a faite d’elle-même à la procédure. Celle-ci prétendait, comme dans des profils Linkedin et Facebook visiblement falsifiés, être notamment une directrice d’ONG. En réalité, Nissia Benghazi est une « mannequin », affiliée à une agence fantôme, qui participe régulièrement à des soirées privées organisées par des hommes fortunés, dans les quartiers élégants de la capitale.

Juan Branco a-t-il fait l’objet d’autres tentatives de kompromats ?

Juan Branco a été visé à de nombreuses reprises par des manœuvres. Dès 2015, il est surveillé par la CIA et la DGSI, comme révélé quelques années plus tard, du fait de son engagement pour Wikileaks.

Quelques semaines avant son Kompromat, Juan Branco révèle une première tentative venant de le viser. Dans Abattre l’Ennemi, qui propose un plan révolutionnaire détaillé dans la suite de Crépuscule, et se vend à plus de 20.000 exemplaires dans les trois premières semaines de sa sortie, il révèle, alors qu’il était avec Maxime Nicolle, une femme qui l’a abordé et l’a suivi lui susurre « j’ai été envoyée », avant de brusquement partir, et de faire disparaître tous les profils qui existaient sur ses réseaux sociaux

https://juan-branco.fr/wp-content/uploads/2022/01/ABATTRE_LENNEMI.pdf

(page 7 du PDF)

Dès 2019 et à nouveau en 2021, quelques semaines avant les faits, il prévient que cet instrument sera probablement mobilisé contre lui, comme il l’avait été contre Julian Assange, comme dernière arme après des déstabilisations de moindre envergure.

https://www.youtube.com/watch?v=CnZRgaxzUm0

Il prend en charge la défense d’une victime de Xavier Niel, Claudia Tavares, deux mois avant son accusation. Celle-ci accuse Xavier Niel de viols répétés dans les années 90, et décrit de façon détaillée le fonctionnement de ses entreprises pornographiques et son soutien à la pédocriminalité en ligne. Xavier Niel, qui a des réseaux mafieux étendus via Mimi Marchand, « like » ses posts sur Facebook et Twitter, sous forme d’avertissement à l’égard de Juan Branco.

https://x.com/anatolium/status/1346159096261718017

Lorsque celui-ci est piégé le 28 avril 2021, ce n’est ainsi pas une surprise. Le choc est tout de même violent.

Juan Branco a-t-il été menacé par les sœurs de Gabriel Attal, en lien avec ce dossier ?

Oui. Un enregistrement a permis de l’attester, à deux reprises au moins, notamment par sa consœur Fanny Attal, recrutée au sein d’un des plus grands cabinets d’affaires après la promotion de Gabriel Attal au gouvernement.

https://x.com/anatolium/status/1675301494105464832

La justice a-t-elle enterré les procédures concernant ces menaces ?

Oui. Selon les avocats que nous avons consultés, de façon assez grossière au demeurant.

https://t.co/NhCrAF189X
https://www.facebook.com/reel/1550600575740904

Juan Branco est-il antisémite ?

Cela ne lui a jamais été reproché à notre connaissance, malgré son engagement constant, depuis un séjour en Cisjordanie en 2007, sur la question palestinienne. Son sujet de doctorat porte sur les violences de masse et il a une connaissance très détaillée de l’holocauste, sujet sur lequel il est revenu notamment dans son livre D’après une image de Daesh.

https://www.youtube.com/watch?v=P2cMiBJ0Stk&t=5791s

Juan Branco est-il homophobe ?

Non. Il est très critique de l’instrumentalisation des causes LGBT, notamment par les hommes et femmes de pouvoir, mais a toujours considéré que la question de l’orientation sexuelle ne devait pas être un sujet politique. Il a toujours montré son admiration pour ACT UP en 2017, et participe à une manifestation en soutien en 2018.

https://web.archive.org/web/20190514072537/http://branco.blog.lemonde.fr/2017/08/25/sur-act-up/

https://x.com/anatolium/status/985552067270991872?s=20

Il a lancé une pétition contre la loi sur la propagande homosexuelle en Russie, signée par Patrice Chéreau, Wes Anderson, Pedro Almodovar…

https://censurerussie.wordpress.com/

https://x.com/anatolium/status/1126777852664459264?s=20

L’accusation d’homophobie est née d’une tentative de contre-feu des équipes d’Emmanuel Macron, après que Juan Branco ait révélé que le conseiller politique de l’Élysée Stéphane Séjourné et Gabriel Attal étaient en couple et s’étaient mutuellement favorisés au cours de leur carrière.

Cette révélation ne portait pas d’appréciation sur l’orientation sexuelle, qui était assumée par ces derniers, puisque la déclaration d’intérêts à la HATVP de M. Attal indiquait qu’il était pacsé avec un conseiller de la Présidence de la République.

Ce n’est pas ainsi, évidemment, qu’elle va être présentée et rapportée.

https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/190119/sur-la-question-de-lhomophobie-par-juan-branco
https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/290419/archives-sur-act

Juan Branco a-t-il harcelé Gabriel Attal ?

Peu avant la création de Facebook, un camarade d’école de Juan Branco et de Gabriel Attal crée deux sites internets (gurlz01.skyblog.com et zom01.skyblog.com) où il propose de noter le physique des lycéens et lycéennes. Il demande à Juan Branco de l’aider, car celui-ci est devenu le photographe informel de leur promotion. Juan Branco devient le co-administrateur du site, qui remporte très rapidement un franc succès. Il prend en photographie les personnes dans la cour d’école et les partage. Gabriel Attal demande à ce que la sienne paraisse. Un déferlement de commentaires négatifs est publié à son sujet, lui reprochant sa cruauté, sa méchanceté et son manque d’empathie envers ses camarades. Juan Branco retire la photographie de Gabriel Attal à sa demande, mais la remplace par un dessin sur Paint, avec des bâtonnets. Gabriel Attal, qui se sent humilié et tente de le faire exclure de l’école sans succès, lui en gardera une rancœur tenace. Il fera resurgir cette affaire lors de la parution de Crépuscule, dix ans plus tard, puis lors d’une émission sur TF1, 7 à 8, qu’il voue entièrement à Juan Branco.

En réalité, les témoignages de l’époque montrent que Gabriel Attal était dans l’ensemble plutôt détesté du fait de sa violence à l’égard des personnes les plus fragiles de sa promotion.

La plateforme, qui n’avait pas été créée par Juan Branco, et l’anonymat qui l’accompagnait, avaient permis à une partie d’entre eux de le lui faire savoir.

https://www.youtube.com/watch?v=I22yYiG9TG0

https://www.liberation.fr/checknews/que-sait-on-des-accusations-de-harcelement-homophobe-portees-par-gabriel-attal-contre-juan-branco-20231110_XATWC5CQAZCKJNKL4O5L5WQAU4/

Juan Branco a-t-il déjà appelé à voter Macron ?

Non. En 2017, sur le plateau de 28 minutes, il appelle à ne pas voter, considérant qu’il n’y a plus de différence substantielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Il publie en juillet 2017 un ouvrage, Contre Macron, qui détaille les ressorts de sa position, et annonce l’émergence de violences politiques en France.

https://www.youtube.com/watch?v=rKdNi3b35q4

Juan Branco avait-il averti au sujet d’Emmanuel Macron avant son élection ?

Oui, dès… 2013. Marc Endeweld indique sur Thinkerview que c’est Juan Branco qui l’averti à son sujet et l’amène à enquêter sur lui dès 2014.

https://www.youtube.com/watch?v=HHyUr6RPMSk&t=2s

Juan Branco a-t-il déjà été opposé électoralement à Jordan Bardella ?

Oui, en 2017. Ils ont tous les deux été battus par un candidat d’Emmanuel Macron. Ils sont arrivés 3e et 4e, avec une différence de quelques dizaines de voix.

Un débat les a même opposés sur la télévision publique :

https://www.youtube.com/watch?v=bn5-Yvj-8O4

Juan Branco a-t-il exploité un employé ?

Vous faites référence à l’affaire Eva Lecomte. En 2021, Juan Branco vient en appui de Maxime Renahy, lanceur d’alerte qui vient de cofonder Blast. Celui-ci révèle que Denis Robert, journaliste d’investigation, et Elise Van Benedden, présidente d’ANTICOR et membre fondatrice de Blast, avaient accepté d’être rémunérés par Hervé Vinciguerra, millionnaire détenant sa fortune dans des paradis fiscaux. En échange de quoi, ils acceptaient d’enquêter sur des cibles fixées par Vinciguerra, afin de favoriser notamment Arnaud Montebourg et François Ruffin.

Alors qu’il est violemment attaqué par Denis Robert, auteur de la préface de Crépuscule, Maxime Renahy publie des enregistrements démontrant la véracité de ses dires. L’affaire révèle un circuit circulaire où ANTICOR se constitue partie civile à des procédures, transmet des informations à des médias qui l’appuient en retour, pour des raisons politiques.

Elle amène à la remise en cause de l’agrément dont bénéficie ANTICOR.

Maxime Renahy est attaqué en diffamation au pénal.

Juan Branco révèle qu’il s’est vu proposer par Arnaud Montebourg 100.000 euros pour s’attaquer à Patrick Drahi, financement obtenu d’Hervé Vinciguerra.

Maître Juan Branco connaît tant ANTICOR que Denis Robert et prend fait et cause publiquement pour Maxime Renahy et est cité comme témoin à la procédure pénale. Il intervient également à la procédure relative à l’agrément d’ANTICOR.

Il reçoit quelque temps plus tard la candidature d’Eva Lecomte sur LinkedIn, qui se dit assistante de Gilles Finchenstein et Stéphane Fouks chez Havas. Celle-ci se montre très insistante, se disant mal à l’aise de travailler « dans le système » et admirant les combats de Juan Branco. Se disant en période d’essai, demande à ce que soit rapidement conclu un CDI pour pouvoir quitter son poste. Elle entre au cabinet de Juan Branco et démissionnera un peu plus d’un mois plus tard, alléguant de graves problèmes de santé liés à des troubles psychotiques, sans avoir jamais énoncé la moindre plainte concernant ses conditions de travail. Deux mois plus tard, et alors qu’elle vient d’être recrutée au cabinet ministériel d’un ministre du gouvernement Macron, à Juan Branco de façon insistante et menaçante d’être reçue à son cabinet, menaçant celui-ci d’aller voir « blast ou médiapart » dans le cas où celui-ci refuserait ses demandes.

Une information judiciaire est ouverte contre elle pour chantage et tentative d’extorsion. Celle-ci permet de révéler qu’elle a approché Médiapart et Denis Robert, sachant du conflit qui les oppose à Juan Branco, et que Denis Robert l’a recommandée à Elise Van Beneden. Celle-ci lance une procédure prud'homale contre Juan Branco, le relançant régulièrement « à des fins de négociation », tout en réclamant près de 300.000 euros. Elle saisit la commission harcèlement du Barreau de Paris, porte plainte pénalement, et tente par tous moyens de médiatiser l’affaire.

La procédure pénale initiée par Eva Lecomte est classée sans suite, la procédure ordinale rejette tout manquement aux obligations déontologiques de l’avocat, tous les médias sollicités refusent de couvrir le dossier faute d’éléments indiquant un quelconque fait pouvant être reproché à Juan Branco, l’ensemble des employés et stagiaires témoignent de l’absence quelconque de mauvais traitement de la part de Juan Branco et du comportement non-professionnel et volontairement provocateur d’Eva Lecomte lors de son court passage au cabinet.

Juan Branco refuse toute négociation, témoigne pour Maxime Renahy et à la procédure sur l’agrément d’ANTICOR, qui vont respectivement permettre à Maxime Renahy d’être reconnu dans sa bonne foi, et amener au retrait de l’agrément d’ANTICOR.

Mais Libération n’en publie pas moins deux pleines pages contre Juan Branco, en utilisant le même journaliste, Willy Le Devin, qui rapportera les fausses allégations de viol le visant.

https://aurores.org/commission-harcelement-et-discriminations-comhadis-branco-juan-eva-lecomte/

https://aurores.org/kompromat-rate-contre-juan-branco-les-plaintes-deva-lecomte-et-danticor-rejetees-une-manipulation-exposee/

Juan Branco est-il fasciste ?

Non.

https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/140419/sur-le-fascisme-de-crepuscule-reponse-pascale-fautrier

https://www.youtube.com/watch?v=ugRUr2t43no&t=20s

https://blogs.mediapart.fr/juan-branco/blog/150419/aux-aurores

Juan Branco a-t-il trafiqué son CV ?

Non. Plusieurs médias ont tenté de l’affirmer. Sur un CV universitaire de 2016, censé recenser l’ensemble de ses publications, enseignements, diplômes etc, Juan Branco a indiqué à la cinquième des six pages qu’il avait tenu un séminaire à l’ENS Ulm en 2012, au cours de ses études. L’Express a tenté de monter en épingle ce fait en affirmant qu’il ne s’agissait que d’un séminaire d’élève obligatoire - ce qu’il n’était pas à l’époque.

https://campuspress.yale.edu/juanbranco/cv/

D’autres ont tenté de faire croire qu’il s’était présenté à tort comme normalien, ce qui est faux : Juan Branco a bien suivi, comme les élèves, le cursus normalien en tant qu’étudiant, pour lequel il a obtenu le diplôme de l’école, créé quelques années auparavant.

Le Figaro avait prétendu qu’il n’avait été que stagiaire au ministère des affaires étrangères, ce qui a été démenti. D’autres qu’il en allait de même en ce qui concernait la Cour pénale internationale. À chaque fois, Juan Branco a dû présenter les contrats qui démontraient qu’il avait dit la vérité.

Le Figaro et d’autres ont tenté de faire croire qu’il n’avait pas été le directeur de cabinet d’Aurélie Filippetti, alors que celle-ci était chef du pôle culture lors de la campagne présidentielle de 2012. Or, Juan Branco a démontré qu’il avait bien eu ce poste, sur proposition d’Aurélie Filippetti comme l’avaient par ailleurs rapporté à l’époque de nombreux médias.

Ils iront même jusqu’à prétendre qu’il avait enregistré Aurélie Filippetti, là où il s’est contenté de… sauvegarder un message vocal qu’elle lui avait laissé.

https://x.com/anatolium/status/1230205721637203969?s=20

En somme, beaucoup de fausses accusations ont visé Juan Branco, mais celui-ci s’est toujours montré très rigoureux sur son parcours. Ces attaques se sont principalement concentrées au moment de l’affaire Griveaux, alors qu’on tentait de le faire passer pour l’auteur de l’acte de son client. Il fallait donc faire croire qu’il était un imposteur.

Juan Branco a-t-il manipulé ses pages Wikipedia ?

Non. Juan Branco était un contributeur modeste sur Wikipédia, depuis l’âge de 15 ans. Il avait une activité de modération importante sur les pages de personnalités du pouvoir Français, ce qui lui a valu des rancunes tenaces, puisqu’il le faisait sous son nom, sans se cacher. En 2016, une première difficulté a eu lieu avec plusieurs contributeurs, dont un contributeur d’extrême droite, Pro Patria Semper, qui cachait en réalité l’auteur Marien Defalvard, et a donné naissance à une polémique sur Rue89 et à la suppression de sa page.

À partir de l’affaire Griveaux, sa page, qui avait été recréée et était consensuelle depuis plus de deux ans, a commencé à être régulièrement attaquée et déformée par trois utilisateurs qui cumulent près de 250 interventions, dont deux comptes à usage unique. Juan Branco est intervenu à plusieurs reprises à son nom pour tenter de corriger des faits qui lui apparaissaient inexacts. Une guerre éditoriale est alors née et Juan Branco a été accusé par certains de ces utilisateurs d’utiliser de faux comptes. Il a été ensuite découvert que le seul compte qui a été banni de l’encyclopédie, Neo Trixma, au prétexte qu’il aurait été un faux compte de Juan Branco, était actif au moment où celui-ci était… emprisonné au Sénégal.

https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Sockpuppet_investigations/Brancojuan/Archive

Juan Branco, placé en détention provisoire et encourant la perpétuité du fait de son travail auprès d’Ousmane Sonko, ne serait libéré que le 8 août à 1H du matin, pour être transféré à Orly où il arriverait à 9H du matin. L’utilisateur Neo Trixma, qui ne pouvait être lui, serait pourtant, comme tant d’autres, banni sur le fondement de fausses allégations et suspicions disséminées par M. LAZARD et ses acolytes pour permettre à leur entreprise de prospérer.

https://www.leparisien.fr/faits-divers/juan-branco-expulse-du-senegal-est-arrive-a-laeroport-de-roissy-08-08-2023-AYHHWYKBWJGZVMCJMBF5CCRC3Q.php

https://web.archive.org/web/20200222120653/www.nouvelobs.com/rue89/rue89-deja-vu/20160325.RUE2280/dur-de-devenir-un-intellectuel-mediatique-a-l-epoque-de-wikipedia-le-cas-juan-branco.html

Juan Branco est-il franc-maçon ?

Non. Juan Branco souhaite rendre illégale l’appartenance à des associations qui exigent le secret parmi ses membres pour tous les fonctionnaires et magistrats, sur le modèle italien et de la Metropolitan police de Londres. Il considère que la franc-maçonnerie est un réseau d’influence secondaire, un cran en dessous des réseaux des grandes écoles, utile pour ceux qui n’ont pas des diplômes importants (Bernard Cazeneuve, Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls, Alexandre Benalla…) et influent surtout dans les notabilités de province.

Juan Branco est-il le poulain d’Attali ?

Non. Juan Branco n’a rencontré qu’une fois Jacques Attali, qui aurait été très désagréable avec lui, lors d’une conférence de son groupe de réflexion Jeune République à SciencesPo, que Jacques Attali accepta de parrainer aux côtés d’autres personnalités. Lorsque Juan Branco crée le prix René Cassin et l’attribue à Baltasar Garzon, Jacques Attali marque son désaccord.

https://www.lalettre.fr/fr/clubs--think-tanks/2011/11/11/jeune-republique-prone-la-rupture,94328734-art

En 2016, alors que Juan Branco devient connu du fait de son travail pour Julian Assange et Wikileaks, Jacques Attali l’invite à participer à son Positive Economy Forum organisé au Havre avec l’appui d’Edouard Philippe. Juan Branco refuse de s’y rendre.

Juan Branco a-t-il piégé Benjamin Griveaux ?

Juan Branco a été accusé à tort d’avoir été derrière la révélation par Piotr Pavlenski de la révélation d’un contenu pornographique produit par l’ancien porte-parole du gouvernement, et candidat d’Emmanuel Macron à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux. Celui-ci avait transmis régulièrement via instagram des vidéos de son sexe à une étudiante, Alexandra de Taddeo, qui était la compagne de Piotr Pavlenski, qui décide de les diffuser sur un site qu’il nomme « pornopolitique », et qu’il souhaitait voir devenir une encyclopédie des contenus pornographiques produits par des politiques.
Juan Branco était l’avocat de ce dernier. L’affaire sera opportunément exploitée pour tenter de lui faire porter le chapeau. Juan Branco fera l’objet de poursuites disciplinaires et pénales afin de l’écarter de la défense de Piotr Pavlenski. Placé sous le statut de témoin assisté et frappé d’un blâme, il sera absous par la cour d’appel de Paris à l’unanimité qui ne relèvera aucun manquement, et bénéficiera d’un non-lieu.

https://x.com/anatolium/status/1666927402692362242/photo/2
https://x.com/anatolium/status/1517528270044078082
Juan Branco a-t-il travaillé avec Dominique de Villepin ?

Juan Branco a connu de Dominique de Villepin alors qu’il était encore très jeune. Marc Endeweld dit que Dominique de Villepin aurait affirmé de Juan Branco qu’il « respirait l’intelligence », après leur première rencontre, alors que celui-ci était à Matignon, et qu’il lui a proposé la direction de sa campagne présidentielle en 2012, ce que Juan Branco a refusé.

https://revuecharles.fr/100-politique/juan-branco-une-grosse-production/
https://archive.org/download/juan-branco/Juan-Branco.pdf

Juan Branco crée, lorsqu’il est étudiant à SciencesPo, un groupe de réflexion, Jeune République, d’opposition au pouvoir en place et de réflexion sur les politiques publiques, qui est parrainé par une dizaine de personnalités, dont Dominique de Villepin. Il l’invite à quatre conférences, dans le grand amphithéâtre Boutmy, dont un débat avec Jean-Luc Mélenchon sur la guerre en Afghanistan.

https://www.lalettre.fr/fr/clubs--think-tanks/2011/11/11/jeune-republique-prone-la-rupture,94328734-art

Juan Branco a-t-il cherché à se présenter aux européennes sous la bannière insoumise ?

Non. Aude Lancelin, dans Paris Match, a tenté de le faire croire, pour se venger de ce qu’elle considérait être une invisibilisation de ses travaux par Juan Branco. Ces rivalités ont joué un rôle très important dans le parcours de Juan Branco. Mediapart lui en a beaucoup voulu d’avoir exposé leurs liens avec Xavier Niel, leurs soirées mondaines et leurs biais éditoriaux, Natacha Polony n’a jamais accepté d’avoir été mise en concurrence avec lui au moment où Yves de Chaisemartin reprenait le titre, puis qu’il refuse de contribuer au média alors qu’elle lui proposait une chronique et qu’il lui reproche sa connivence médiatique avec certaines personnes ; etc.

Juan Branco a-t-il été chez les écologistes ?

Oui. C’est sa seule affiliation politique connue : il adhère en 2007 chez les Verts, après avoir lu l’ensemble des programmes des candidats à l’élection présidentielle. Il dira plus tard qu’il a été séduit par le fait qu’il s’agissait du seul programme détaillé ayant une approche intégrale des sujets. Il est immédiatement nommé responsable des jeunes verts à Paris et en Île-de-France et au conseil départemental des Verts. Des vidéos le montrent organisant la militance, notamment pour participer à la journée du climat. Il y rencontre tous les cadres du parti à venir, de Cyrielle Chatelain à Karima Deli en passant par Marie Toussaint.

Juan Branco a-t-il adhéré à la France Insoumise ?

Non. Juan Branco a été soutenu par la France Insoumise lors des législatives de 2017, à Clichy-sous-Bois, où il a affronté Jordan Bardella. Mais il a toujours refusé de participer à la France Insoumise. Il était annoncé au programme des journées d’été de 2018 organisées par Manuel Bompard, et devait donner trois conférences. Il refuse d’y participer.

Comment expliquer que Juan Branco ait été si attaqué ?

Il a révélé le fonctionnement oligarchique de la presse et du monde politique Français ainsi qu’une infinité de scandales. Il s’est rangé du côté des gilets jaunes et d’une infinité d’opposants politiques, de citoyens normaux, prenant des risques importants, alors qu’il avait toutes les armes pour réussir dans le système existant.

Juan Branco est-il le diable ?

Probablement.

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