Des gens un peu médiocres, de la gauche subventionnée, ont pensé qu'il serait pertinent de qualifier de rouge-brun l'un des douze avocats de victimes palestiniennes à la Cour pénale internationale, de Wikileaks, des principales figures du panafricanisme, des gilets jaunes, j'en passe et encore.
Quelqu'un qui a risqué sa vie, connu la prison, et des persécutions délirantes en France - sans jamais la moindre solidarité de la "gauche" institutionnelle - en exposant puis affrontant l'oligarchie française, y compris dans sa plus crasse intimité.
En défiant les pouvoirs néocoloniaux en Afrique.
En écrivant quinze ouvrages, tous mis en libre accès, pour offrir des clefs de lecture durement arrachées au système théoriser une révolution qui défende la souveraineté du peuple Français et ouvrir des chemins afin de les émanciper.
Combien de Français qui se disent de gauche ont été espionnés par la CIA du fait de leur engagement et de leurs luttes ?
Combien ont goûté au bonheur de la prison, au coeur de Dakar, après avoir été enlevés et déportés en dehors de tout cadre légal, en Mauritanie ?
Combien se sont réveillés à Kinshasa dans une chambre d'hôpital, entouré d'hommes armés ?
Combien ont fait l'objet de kompromats et de harcèlements judiciaires qui atteignent désormais les plusieurs dizaines de procédures en quelques années ?
Sait-on ce que cela implique, que de se voir chuchotter, en pleine nuit, "j'ai été envoyée", et de voir, dans la foulée, son intimité dévastée ?
Ce que cela implique que d'avoir le courage de se lever non seulement face au pouvoir, mais à la société quand il le faut, en prenant la défense de personnes faussement accusées, piégées, humiliées par un système, par des proches, par des êtres prêts à tout pour les dévaster ?
Ce que cela implique que de mettre en jeu sa réputation pour défendre une idée de la vérité ?
Juan Branco