Nous sommes en mesure de produire une cinquantaine de documents de la CIA et d'autres agences états-uniennes classés TOP SECRET, montrant l'état du front russo-ukrainien à date d'avril 2023.

Ceux-ci sont le fruit d'une fuite, dite Pentagon Leaks, intervenue éphémèrement sur 4chan et Telegram. Ces documents, promptement effacés, n'ont jamais été rassemblés et ne sont plus accessibles en ligne. Leur véracité a été confirmée, et l'auteur des fuites, arrêté et condamné.

Ces documents ont notamment permis d'établir que les États-Unis ont un accès direct aux communications du ministère de la Défense russe, mais proposaient également tous les détails d'une contre-offensive ukrainienne qui finalement échouerait.

Des médias du monde entier ont traité de ces fuites d'une gravité sans précédent, donnant un accès immédiat à des données d'une guerre encours, sans donner accès aux documents, et souvent sans en révéler les détails. Ceux-ci donnaient pourtant un état détaillé des forces en présence, décrivaient les efforts des États-Unis pour espionner leurs alliés sud-coréens, pour convaincre Israël d'accroître leur implication avec l'Ukraine, etc.

Selon ces documents, la France a déployé plus de soldats en Ukraine sous couverture en charge d'opérations spéciales que les États-Unis. Il était également révélé que la France formait régulièrement les Ukrainiens à des "Phoenix Strike (RANGER)", un nom de code qui n'aura été jamais déchiffré.

Les documents allaient du détail de la bataille en cours à Bakhmut jusqu'aux plans de contre-offensive OTAN-Ukraine qui étaient prévus pour le printemps, avec la participation de 14 AMX10 français. Bellingcat, très proche des services occidentaux, avait affirmé parmi d'autres médias, les détenir et refuse de les publier.

La fuite provenait l'état-major interarmées du Pentagone. Elon Musk, qui avait prétendu qu'il ne censurerait pas les publications, les aura rendu, comme toutes les autres plateformes, introuvables. Le New York Times et l'ensemble des autres médias refusèrent de les publier.

Nous décidâmes donc de les publier, en hommage à Julian Assange, et nous restons à ce jour le seul média à maintenir un accès intégral à ceux-ci.

Nous les maintenons en l'état non seulement du fait de leur valeur documentaire, mais pour exposer la lâcheté des médias et des « journalistes » institutionnels qui n'ont qu'une fonction : protéger les pouvoirs.

Nous considérons qu'une presse libre ne doit avoir qu'une fonction: secret pour les peuples, transparence pour les pouvoirs.

Elle doit avoir pour vocation de montrer comment nos puissants voient le monde et l'organisent, le plus souvent à nos dépens.

Ce n'est pas aux journalistes de décider à quel savoir les peuples ont le droit d'accéder. Ce n'est pas à des « journalistes » de traquer des lanceurs d'alerte ou des sources pour les faire arrêter.

Nombreux étaient ceux qui se demandaient pourquoi tant d'efforts avaient été faits pour détruire Wikileaks et Julian Assange.

Le fait d'offrir un accès intégral à ces documents a pour vocation de permettre à l'ensemble des citoyens, chercheurs et spécialistes d'avoir accès à une masse précieuse de données, des 1 625 soldats de Wagner au Mali à l'infiltration chinoise au sein des États-Unis, sans dépendre des interprétations, censures et autocensures des journalistes.

Ils donnent aussi un accès détaillé à l'état du front ukrainien à un instant T, et tant à des données internes à l'État russe qu'aux forces militaires de l'OTAN.

Les cartographies et les rapports montrent une variabilité dans la précision des renseignements, ce qui dénote également la faiblesse et parfois l'impuissance des services.

Il s'agit en toutes circonstances d'informations d'intérêt général dont nous pouvons désormais nous servir collectivement.

Ils ont été publiés pour la première fois le 24 avril 2023 et resteront disponibles sur ce site.

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