L'ENS Ulm organise un cycle d'études sur la judaïté avec comme intervenants Clément Beaune, Denis Olivennes, Richard Malka, Etienne Klein, Marc Weitzmann, Joann Sfar, Pascal Bruckner...
L'événement, organisé dans une institution, l'École normale supérieure, censée porter au sommet l'exigence intellectuelle et la rigueur républicaine, est constellé de personnes sans aucune oeuvre universitaire, intellectuelle ou artistique.
Il introduit des affairistes, des plagiaires, des journalistes culturels, et des personnes ayant exprimé des idées particulièrement violentes au cœur de ce qui se veut un temple du savoir.
L'événement, organisé dans une institution républicaine, est hyperconfessionnel, avec une absence de mise en perspective caricaturale de regards par définition subjectivés par leur propre expérience de la judéité.
L'événement, organisé dans une institution républicaine, est enfin une incarnation parfaite de l'homogamie sociale, idéologisée et proche du pouvoir actuel, incarnant une sorte de caricature d'extrême centre.
Aucune délibération, aucun contradictoire, aucune confrontation de perspectives divergentes n'est prévu, violant tous les principes universitaires.
La mise en scène de cet entre soi et de ce dispositif de pouvoir, organisée par une disciple de François Furet, constitue une dérive communautariste au cœur d'une de nos plus précieuses institutions.
Une dérive qui n'aurait jamais été pardonnée à une autre entité politique, sociale ou religieuse française.