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Et qu’enfin, en faisant tomber des procédures entières initiées par le tout puissant Président de la République, ses ministres et affidés, nous avons protégé des êtres qu’ils voulaient éliminés.
En l’une des professions et l’un des barreaux les plus corrompus du monde, où l’argent liquide de la drogue et de la dépravation alimentent l’activité de milliers de confrères et consoeurs en toute impunité, voilà les motifs pour lesquels on veut m’éliminer.
En ce barreau délétère, compromis jusqu’à la moelle par la corruption de cabinets d’affaire qui, encore il y a quelques semaines, tentaient d’imposer leur loi à l’ensemble des barreaux de France pour protéger leurs manœuvres et leurs secrets, c’est un avocat qui défend au prix de sa vie des opposants, des citoyens vulnérables, qui se retrouve visé.
Avoir fait tomber le régime de Macky Sall, protégé le panafricaniste Kemi Seba, défendu depuis cinq ans tout ceux qui, opposants ou simples citoyens,
se trouvaient en France et en ses colonies par le pouvoir visés, et l'avoir fait si souvent gratuitement, ne saurait être pardonné.
L’avoir fait en restant intègre, et en montrant en miroir leur saleté, doit être sanctionné.
Se placer du côté des plus faibles, ne saurit être accepté.
Mes confrères sauront retenir la leçon, et ce qui les attend.
Pour la première fois de l’histoire, un des leurs sera poursuivi disciplinairement pour le contenu d’écritures commises auprès d’une juridiction, parce qu’il a eu le tort de rappeler que le retrait de nationalité d’un intellectuel, sur le seul fondement de ses discours, avait été prise en application d’une disposition fécondée par l’auteur des accords de Munich, inspirée par les dispositions sur l’indigénat issues de la colonisation, et ayant ouvert la porte à la déchéance de milliers de citoyens juifs sous Vichy.
Pour des écritures pour lesquelles nous bénéficions d’une immunité pénale, le Barreau me veut tombé.
J’appelle mes confrères à être attentifs à ce que, pour des motifs et des prétextes toujours plus abscons, en cette dérive, tous les principes qui permettent de défendre notre profession soient en passe d’être violés.
Et qu’ils se voient demain par ces motifs à leur tour visés.
Ce qui m’arrive, en un pays qui se veut démocratique, n’est pas anodin.
J’ai, depuis six ans, fait l’objet d’instructions successives ayant amené à perquisitions, interrogatoires sur mon intimité de l’ensemble de mes proches et de ma famille, placements successifs sous surveillance et sur écoute, privations de liberté, interdictions de sortie de territoire, par un appareil judiciaire déchainé.
Que tous s’interrogent sur ce que l’acceptation de cet état de fait générera demain, non plus pour moi, mais pour tous ceux qui suivront.
Que tous s’interrogent sur ce que cela peut produire que de subir trois expertises psychiatriques successives commanditées par l’institution judiciaire, toutes non-concluantes pour ceux qui les ordonnaient.
De voir des juges d’instruction désignés sur des motifs tous plus futiles les uns que les autres, pour fouiller jusqu'aux tréfonds de la vie d’un être en prétendant le faire au nom du droit et de l’équité.
Ce que cela peut faire, pour un être qui n’avait, avant 2017, jamais de rien été accusé, que de s'être vu tant de fois convoqué, perquisitionné, surveillé, mais également diffamé, massacré par une presse aux ordres prête à tout pour se faire payer.
Ce que cela peut faire, enfin, parce que l’on est avocat et écrivain, de voir un appareil d’État se jeter sur soi comme l’ombre sur la proie.
Le 10 septembre 2024, je devais être radié. Pour avoir dit la vérité. Pour m'être défendu.
Le 9 septembre 2024, le bâtonnier, informé de ce que je ne le serais pas, décidait de me faire poursuivre, sans procédure déontologique ni enquête préalable, demandant ma mise en jugement aux fins de radiation.
A travers moi, ce sont des opposants, des victimes de crimes politiques français, palestiniens, guyanais, martiniquais, guadeloupéens, sénégalais, béninois, qui sont visés.
Français,
A travers moi, c’est une idée de la France qui tente de vaincre contre une autre.
Je vous demande d’être attentifs. Car ce qui se joue à travers moi demain s’étendra.
Ils n'arrêteront pas.
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