Selon nos informations, l'auteur du contre-narratif ayant tenté de rendre Quentin Deranque responsable de sa propre mort est Pierre Douillard Lefèvre.
Celui-ci a été jugé l'année dernière pour agression en réunion sur un individu, à quatre contre uns, aux côtés de la dessinatrice Ana Pich, qui avait été placée en garde à vue pour ces faits.
Actifs à Nantes, où ils occupent une place tutélaire dans le milieu qui se dit antifasciste, ils font l'objet d'accusations d'abus de faiblesse divers.
Contre-Attaque s'est montré particulièrement offensive sur l'affaire Deranque, listant et dénonçant ceux qui, à gauche et dans la presse, s'étaient indignés du meurtre. Ils ont notamment publié une vidéo qui montrait le début des affrontements avec le groupe identitaire dont faisait partie Quentin.
Cette vidéo a été utilisée pour affirmer que le groupe aurait initié les hostilités, ce que les images n'établissent pas et qui, à ce jour, est contredit par le Parquet de Lyon.
Celui-ci affirme qu'aucun acte de violence ne pouvait être reproché à M. Deranque au moment où interviennent les faits, et confirmait que celui-ci s'était tenu à l'écart lorsque les militantes du collectif identitaire Némésis avaient été agressées, alors qu'elles manifestaient en tenant une banderole à quelques mètres d'une conférence de Rima Hassan.
L'enquête déterminera si le parquet de Lyon s'est avancé de façon partiale à des fins politiques. Nous pouvons en douter: alors que les suspects étaient déjà identifiés et appartenaient tous à la Jeune Garde, et que deux assistants parlementaires de Raphaël Arnault en faisaient partie, le Procureur a obstinément refusé de le confirmer.
D'autres éléments mensongers ont participé à la construction d'un aveuglement collectif au sein de la gauche antifasciste, dont le "refus d'être pris en charge" à l'hôpital par Monsieur Deranque, dont il est désormais établi qu'il était lié au fait qu'il avait perdu la mémoire et était en train de subir une hémorragie cérébrale irrémédiable.
Il apparaît peu décent qu'à des fins politiques, un média qui prétend lutter contre le fascisme sous toutes ses formes n'ait pas hésité à instrumentaliser et mentir sur la mort, à peine intervenue, d'un homme, de cette façon.