Blast et Denis Robert sont en passe de lever 100.000 euros via la plateforme Ulule, pour la publication d'un livre qui reprendra des entretiens vidéo, et dont le coût sera deux fois inférieur. Denis Robert sera un bénéficiaire direct de cette cagnotte largement relayée par BLAST, à la fois en tant qu'auteur, actionnaire et salarié de l'entreprise.

Pour rappel, les précédentes levées de fond étaient soupçonnées de servir à obtenir des fonds d'un millionnaire ayant placé sa fortune dans des fonds offshore. Près d'un million d'euros avaient été initialement levés sur KissKissBankBank.

Parmi celles-ci, une levée de fonds de 500.000 euros pour recréer les guignols de l'info, mise en oeuvre sur KissKissBankBank avec l'un des auteurs de cette nouvelle levée de fonds.

Les Guignols n'ont jamais été sérieusement relancé. Et leur succédané éphémère, quelques émissions en 3D dont certaines n'ont pas dépassé quelques centaines de vues, ont été considérées par beaucoup comme une véritable fraude, et ont amené à la condamnation judiciaire de Blast.

Cela permettait de découvrir qu'un système assez subtil avait été créé d'intermédiation et de portage avec des sociétés écran chargées du recrutement d'intermittents du spectacle dont Denis Robert, sa femme et sa fille étaient là encore bénéficiaires. La société, Citizen Films, était adossée au projet lancé par Blast, par ailleurs nourri de subventions et de financements publics, notamment de de la région Grand Est?

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Personne n'a jamais rendu compte, et Ulule, qui a racheté KissKissbankbank et qui est désormais le porteur de cette levée de fonds dont l'un des bénéficiaires sera celui qui était en charge de cette levée de fonds au sein de l'entreprise, n'a pas donné suite à nos sollicitations. Selon l'Informé, c'est 203.000 euros qui ont servi à financer la... campagne de levée de fond, dont 30.000 euros ont été directement versés à Denis Robert, au titre de la rédaction de sketchs pour lesquels il n'a jamais été crédité.

Denis Robert, qui se rémunérera à plusieurs titres via cette cagnotte, touche entre 10.000 et 20.000 euros bruts de salaire et de rémunération diverses par mois via ces "médias indépendants" depuis de nombreuses années, après s'être assuré que son salaire puisse atteindre 14.000 euros nets par mois. Les mécanismes permettant d'accumuler les fonds sont multiples, Denis Robert allant jusqu'à se faire créditer dans l'élaboration de contenus protégés par droit d'auteur élaborés pour BLAST, en sus des rémunérations habituelles.

Sa seule préface de l'ouvrage Crépuscule de Juan Branco lui a rapporté près de 40.000 euros, entraînant un litige avec la maison d'édition Au Diable Vauvert et des menaces de procédures de la part de Denis Robert.

Les prudhommes ont estimé sa rémunération au Média à 12.000 euros bruts par mois, doublant celle qui lui avait été effectivement octroyée.

Il avait obtenu 300.000 euros du Média via une procédure devant les prudhommes. Cette somme lui a versée alors qu'il n'y avait qu'exercé que quelques mois.

Défendu par la présidente d'ANTICOR Elise Van Beneden, bénéficiaire des financements d'Hervé Vinciguerra en tant que co-administratrice de Blast et d'Anticor, et a créé un système circulaire entre la publication d'ouvrages avec son partenaire Florent Massot et leur mise en avant dans Blast à des fins commerciales, en plein conflit d'intérêt et sans jamais ne l'assumer.

Il en va de même de la production de documentaires divers.

La cour d'appel de Paris a confirmé que les révélations de Maxime Renahy sur son financement par le millionnaire et exilé fiscal Hervé Vinciguerra, contre fléchage des enquêtes et articles, étaient d'intérêt général.

Blast a par ailleurs touché plus d'un million et demi d'euros de subventions depuis sa création, dont l'attribution a fait l'objet de forts soupçons d'achats de clics et d'abonnements.

Cela a permis en quelques années à cette icône de la gauche social démocrate de construire un patrimoine immobilier et personnel conséquent, jamais mis en jeu dans une quelconque de ces levées de fond, qui se multiplient au rythme de deux à trois par an.

Un patrimoine qui, selon ses déclarations au Monde, aurait fait l'objet de manœuvres diverses, dont l'inscription au nom de ses enfants, afin de le protéger, et qui a suscité l'intérêt du fait des importantes sommes que les "oeuvres d'art" produites par Denis Robert, des toiles vendues à des sommes pour le moins conséquentes dans un cadre où les dispositifs de défiscalisation sont nombreux, ont pu générer à travers les temps.

Dans le même temps, le média ne cesse de faire appel à la générosité publique en faisant référence à une situation périlleuse qui, visiblement, ne concerne pas ses principaux dirigeants et têtes de gondole, qui sont à chaque fois mise en avant, le regard grave, pour susciter des dons.

Plusieurs enquêtes ont allégué que tant au Média qu'à Blast, des graves difficultés sociales ont traversé ces médias sous la direction de Denis Robert, ancien de Libération devenu soutien des gilets jaunes et ayant acquis une notoriété nationale dans le cadre de la trouble affaire Clearstream.

Alors que des allégations de censure et de retrait de contenus offert en échange de contreparties à l'égard de personnes et entités puissantes resurgissent sous plume de son ancien auteur Thierry Gadault, l'implication de Denis Robert dans des manœuvres très éloignées des principes qu'il professe interrogent, notamment dans le kompromat rocambolesque organisé avec Elise Van Benedden et Eva Lecomte pour faire taire un de ses anciens alliés.

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