Annoncé par Emmanuel Macron ce mois de janvier 2026, le nouveau porte-avions français annoncé par Emmanuel Macron devrait pouvoir catapulter un avion par minute.
À une condition: que les États-Unis l'autorisent. En effet, la technologie choisie, EMALS, leur appartient et a été achetée pour un milliard d'euros. De la livraison du système aux pièces de rechange en passant par d'éventuelles puces d'arrêt techniques ("kill switch"), de nombreux moyens permettraient de mettre à l'arrêt le projet.
Le Charles de Gaulle, lui, disposait d'une technologie souveraine. Ce ne sera plus le cas.
Ce n'est pas la seule dépendance à laquelle la France est confrontée. La France dépend des Etats-Unis pour une grande partie de ses drones de longue distance (REAPER), d'avions de surveillance (HAWKEYE), de surveillance électronique (PALANTIR pour la DGSI, multiples systèmes d'échanges de la DGSE et de la DRM avec les Five Eyes...), de systèmes de détection de tirs balistiques de moyenne et longue portée, d'un nombre incalculable munitions... et évidemment de systèmes informatiques, allant des postes individuels au siège du ministère de la défense jusqu'aux super calculateurs dépendants non seulement de matériels états-uniens et taïwanais, mais également de contrats de co-conceptions avec ces entités états-uniennes.
La tutelle la plus importante cependant touche la totalité des Français, et parmi eux, nos dirigeants de nos militaires, dont la totalité des communications et du travail passe par des téléphones et des ordinateurs de conception états-unienne, et auxquelles les autorités ont un accès direct via divers dispositifs légaux (Cloud Act, FISA) et paralégaux.
La France n'a pas seulement une autonomie technologique dans les systèmes d'information et de communication nulle, une absence d'autonomie énergétique flagrante, avec près de 60% de son énergie importée, et un tissu industriel en lambeaux.
Elle n'aura bientôt plus de chars au standard contemporain - le successeur du Leclerc, le programme MGCS n'arrivera pas avant la péremption du programme actuel et de sa version modernisée, et la France n'a pas de programme de motorisation souveraine. Elle n'a pas de drones marins et aucun programme sérieux de drones.
Et n'a une armée qui ne pourrait mobiliser, dans le meilleur de cas, qu'une cinquantaine de milliers d'hommes et de femmes.